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Actualités

UN GRÉVISTE DE LA FAIM À SALAM

Un de nos bénévoles dévoile aujourd’hui avoir entamé une grève de la faim il y a une semaine.

C’est une décision qu’il a prise seul, que nous ne pouvons que respecter…

« Un mois et demi qu’il pleut 

J’ai  commencé une grève de la faim le 22 novembre.

Ma plainte pour vol de mon camion est bloquée 

Les pompes à incendie ont été démontées 

Ils continuent à détruire le camp malgré la pluie et le froid 

Je demande 

Le respect des associations qui travaillent dans le camp 

Le  ravitaillement en eau du camp par la sécurité civile 

Le respect de la loi hivernale rentrée en vigueur en octobre 

Je serai suivi par un médecin. 

Après des mois passés dans le camp je souhaite dire non. »

Jean-Claude Lenoir, président de Salam Nord/Pas-de-Calais ajoute :

« Face aux murs gouvernementaux, nous sommes surpris qu’il n’y ait pas plus d’actions relativement radicales pour essayer de faire bouger les lignes… »

COMMÉMORATION DU NAUFRAGE DU 24 NOVEMBRE 2021

24 novembre 2021 :

un naufrage,

27 cadavres, 

4 disparus.

24 novembre 2022:

une marche commémorative à Dunkerque.

24 novembre 2023 : 

une nouvelle marche commémorative à Dunkerque : n’oublions pas !

Nous savions que cela devait arriver.

Nous savions que cela ne peut qu’arriver encore.

Il est grand temps pour la France, pays de droits de l’homme, d’accueillir dignement les exilés.

DÉSOLATION, ANGOISSE, DES EXILÉS ÉPUISÉS.

Il est normal de rapporter dans la presse la souffrance de ceux qui souffrent des inondations, mais il y a une partie de la population (n’ayons pas peur du mot, ce sont des gens comme les autres) qui est oubliée : ce sont ceux qui survivent sur les camps de migrants du littoral.

Calais le 8 novembre

Loon-Plage le 9 novembre

TEMPÊTE CIARAN : MISE À L’ABRI… VOUS AVEZ-DIT MISE À L’ABRI ?

Sur nos deux sites des mises à l’abri ont été organisées pendant la tempête Ciaran.
150 places pour les hommes et 80 pour les femmes-familles à Dunkerque le soir du 1er novembre (plus 80 le soir suivant), ouverture du Plan Grand Froid à Calais les deux soirs.

C’est bien. Les associations d’aide aux exilés ne vont sûrement pas en faire reproche aux autorités.

Mais quand on sait que très vite le 1er novembre, sur le camp de Loon-Plage, une 151e personne s’est présentée derrière la 150e et a été refusée, suivie par beaucoup d’autres,

quand on sait que les chiffres publiés (687 sur Calais, chiffre qui inclut forcément les départs en CAES) ne correspondent même pas au tiers du nombre d’exilés que nous évaluons sur le terrain,

quand on sait que la mise à l’abri à Calais était assurée jusqu’à 9 h 30 le 3 novembre et que (dans le cadre du démantèlement du jour) la première tente a été saisie à 8 h 46 sur le site voisin de la sortie 44 de l’autoroute A 16,

il reste un goût amer dans la bouche.

Voir cet article de l’Humanité du 2 novembre2023 :

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