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L’insupportable déni du ministère de l’Intérieur

13 avril 2013 -

Association européenne pour la défense des droits de l’homme (AEDH) - Auberge des migrants (Calais) - Calais Migrant Solidarity - Collectif de soutien des exilés Paris - Fédération des associations de solidarité avec les travailleur·euse·s immigré·e·s - Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) - Fraternité Migrants bassin Minier 62 - Groupe Accueil et Solidarité (GAS) - Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s (GISTI) - Itinérance Cherbourg - Ligue des droits de l’homme (LDH) - Marmite aux idées (Calais) - Migreurop - Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) - Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’homme (REMDH) - Salam Nord/Pas-de-Calais - Syndicat de la magistrature (SM) - Terre d’errance Norrent-Fontes - Terre d’Errance Steenvoorde

Harcèlement policier des migrants à Calais constaté par le Défenseur des droits

L’insupportable déni du ministère de l’Intérieur

La réponse du ministère de l’Intérieur à la décision du 13 novembre 2012 du Défenseur des droits sur le harcèlement policier et les violations de droits dont sont victimes les migrants de Calais depuis de nombreuses années, vient d’être rendue publique : quatre mois pour ça …

Le Défenseur des droits, au terme d’une enquête de plus d’un an, avait relevé :

- des contrôles d’identité, des interpellations et des conduites au commissariat de Coquelles [siège de la PAF, à cinq ou six kilomètres de Calais, distance qu’il faut parcourir à pied pour revenir en ville] sur une même personne dans un délai rapproché ; - des interventions policières à proximité des lieux de repas et de soins ; - la conduite à Coquelles, dans des véhicules de police, de groupes parmi lesquels figurent des étrangers en situation régulière dont des demandeurs d’asile, ce qui constitue une atteinte à une liberté d’aller et venir ; - des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que des comportements policiers individuels de provocations ou d’humiliations des migrants ; - des destructions de dons humanitaires et d’effets personnels ; - des expulsions de migrants de leurs abris hors de tout cadre juridique.

Ce harcèlement permanent, mis en œuvre depuis la destruction du camp de Sangatte en 2002 relève, à la lecture de la réponse du ministère de l’Intérieur, du fantasme de quelques- uns, voire de la calomnie : « Les faits évoqués dans votre décision, objecte-t-il, reposent essentiellement sur des déclarations de responsables d’associations rapportant des propos non vérifiables et concernant des faits anciens qu’aucun élément objectif ne peut soutenir aujourd’hui. Seule une minorité des organisations associées à la saisine sont d’ailleurs effectivement présentes et actives auprès des migrants dans le Calaisis ».

Le ministère de l’Intérieur serait même particulièrement attaché « au respect de la loi par les agents placés sous son autorité », « à l’exécution des décisions de justice » et spécialement attentif « à la qualité des relations entre les forces de l’ordre et la population » ; et d’ailleurs, désormais, « les services de police invitent les associations à se joindre aux opérations d’expulsion pour assister les migrants ».

Ainsi, non seulement l’enquête menée par les services du Défenseur des droits serait insignifiante, voire partiale, mais la vingtaine d’organisations à l’origine de la saisine du Défenseur des droits en juin 2011 seraient coupables de dénonciations mensongères ? Comme le seraient aussi probablement le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe1, les auteurs des rapports circonstanciés de la Coordination nationale du droit d’asile (CFDA)2, du réseau Migreurop3, ou encore ceux ayant réalisé l’enquête commune du Réseau Euro-Méditerranéen pour les Droits de l’Homme en collaboration avec l’Association européenne pour la défense des droits de l’homme (AEDH), la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM)4 ?

A moins que, principalement soucieux de lutter « avec efficacité » contre l’immigration irrégulière et d’empêcher « la reconstitution dans le Calaisis de squats et de campements sauvages », le ministre de l’Intérieur - allant jusqu’à oser suggérer que les étrangers seraient eux-mêmes responsables des dérives constatées, tels ces contrôles d’identité à répétition qui ne seraient que la conséquence de leurs déplacements incessants dans une même journée ! – n’ait choisi de ne pas voir et de nier une réalité inacceptable.

Le rapport du Défenseur des droits, accablant pour les forces de police, méritait mieux qu’un simulacre d’enquête de l’IGPN et les réponses indigentes d’un directeur de cabinet.

La situation de ces migrants, qui ne sont là que parce qu’ils fuient guerre et insécurité dans leur pays et viennent à la recherche d’une protection, mérite mieux que quelques aménagements humanitaires de pure apparence.

Quelques réunions ou un code de déontologie qui peine à voir le jour ne mettront pas un terme aux dérives policières dans le Calaisis. Un ministre d’Etat se serait honoré de tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur les agissements dénoncés par le Défenseur des droits et faire primer, en toutes circonstances, les valeurs de notre démocratie.

Table ronde à Angers vendredi 5 avril

4 avril 2013 -

2002 : fermeture du centre de réfugiés de Sangatte près de Calais. 10 ans après, les migrants sont toujours là.

Autour du livre-reportage de Marion Osmont, Des hommes vivent ici , (cliquer ici) la CASI 49 organise :

  • Une table-ronde en présence de l’auteur et de Franck Ozouf de la Cimade et de Jean Parent de Médecins du Monde.

Vendredi 5 avril 2013 à 20h Centre Jean Vilar Place Jean Vilar à Angers

Entrée gratuite - Participation financière libre au profit d’associations d’aide au migrants de Calais.

  • Une exposition prêtée par l’association SALAM de Calais 10 ans d’invisibilité. Exposition collective de 15 photographes venant de 5 pays différents qui veulent témoigner des conditions de vie constatées à Calais.

du 27 mars au 7 avril au Centre Jean Vilar à Angers

"Soirée nomade chez les migrants" sur le lieu de distribution calaisien le samedi 23 mars, 18h

12 mars 2013 -

Venez tous partager un moment de fraternité !

Soirée nomade chez les migrants

Ils sont venus d’Irak ou du Kosovo et continuent d’arriver d’Afghanistan, de Syrie ou d’ailleurs. Ils sont aussi kurdes, iraniens, somaliens. Tous fuient leur pays de misère, de guerre ou d’enfer, et ne rêvent que d’Eldorado… Mais leur espoir vient se briser sur les murs de Schengen, aux rivages de la Manche, silhouettes errant sur le sable de nos plages, fantômes repliés dans les recoins de nos rues. Si jeunes souvent et pourtant déjà si vieux du poids de toute leur histoire vagabonde et de leur exil forcé.

Ils sont cependant bien de ce monde et peut-être plus encore, eux qui l’ont tant parcouru pour venir jusqu’à nous, avec tout leur voyage pour existence.

Mais qui sont-il vraiment ces gens venus d’ailleurs ? Que sait-on de leur déchirure entre là-bas et ici ? Pas grand chose. Ou si peu.

En Irlande, un dicton affirme qu’un étranger est un ami qu’on n’a pas encore rencontré… Eh bien ! c’est à leur rencontre que nous vous proposons d’aller pour peut-être comprendre, échanger, partager un moment de vie avec eux.

Or il se trouve qu’en ce mois de mars, à Calais, a lieu la semaine de la fraternité. L’occasion était belle de la pratiquer cette fraternité qui dit qu’il faut traiter l’autre comme un autre soi-même.

C’est ce à quoi nous vous invitons, le temps d’une « Soirée nomade chez les migrants ». Une petite fête tous ensemble, solidaire et chaleureuse, autour d’un bon feu et d’un repas chaud. Avec des chansons, de la musique, des mots à dire, des airs à fredonner, des regards à échanger. Histoire de bien rappeler que la terre tourne avec tout le monde…

« Soirée nomade chez les migrants », le samedi 23 mars, à partir de 18h, quai Crespin (Bassin Carnot) dans le cadre de la Semaine de Fraternité organisée par la Ligue de l’Enseignement. Cette soirée, à l’initiative de Fernand Rolet, a été imaginée et montée par l’association SALAM et la compagnie L’Orange bleue, avec la participation des chanteurs François Lucas, Johann Joosten, Stéphane Richard, Sylvain Desaturne et d’autres encore…

SALAM : Assemblée générale le 6 février 2013

30 janvier 2013 -

L’assemblée générale de l’association SALAM Nord/Pas-de-Calais se tiendra le mercredi 6 février 2013 au Centre européen de séjour de Calais (auberge de jeunesse) à 19 heures 30.

Venez nombreux !

PS : Les membres de SALAM ont reçu une invitation papier qui comporte une erreur. L’AG aura bien lieu mercredi (et pas jeudi).

Disparition de Daniel Joly

30 janvier 2013 -

C’est avec une grande tristesse que toute l’équipe de SALAM a appris la disparition de Monsieur Joly, des suites d’une longue maladie.

Ce boulanger au grand cœur donnait ses invendus à l’association, au profit des migrants, depuis des années.

SALAM sera présente, demain jeudi 31 janvier, à l’église Saint Pierre pour lui rendre un dernier hommage.

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