SOUTENONS, AIDONS, LUTTONS, AGISSONS
POUR LES MIGRANTS ET LES PAYS EN DIFFICULTÉ

Auteur/autrice : Michel Devynck

GRANDE-SYNTHE : SUSPENSION DE LA DISTRIBUTION DES REPAS.

Communiqué de l’équipe de Grande-Synthe :

Un Comité Directeur élargi de Salam Nord/Pas-de-Calais pour le pôle dunkerquois de l’association s’est réuni ce matin.

Il a été décidé de suspendre provisoirement les distributions de repas sur les camps de migrants étant donné

  • la diminution impressionnante du nombre de bénévoles disponibles
  • pour respecter les consignes de confinement données par le gouvernement,
  • pour éviter la contamination pour eux-mêmes ou pour des proches fragiles,
  • pour éviter la contamination par nous-mêmes des populations migrantes.
  • l’abandon des ces populations par l’État, laissées
  • entassées les uns sur les autres à au moins 400 sous les hangars de la Linière, alors que les préconisations de l’État étaient de ne pas se regrouper à plus de cent personnes, et que désormais plus aucun regroupement n’est autorisé.
  • sans aucune hygiène : un point d’eau au Puythouck, une borne à incendie à la Linière, pas de douches, pas de toilettes, juste des affichettes rappelant la nécessité de se laver régulièrement les mains avec du savon !

Nous rappelons aussi qu’une population privée de nourriture est beaucoup plus fragile.

M. le maire de Grande-Synthe nous renvoie à l’Etat. Il n’installera rien à la Linière (terrain privé, et le chemin d’accès n’est pas non plus un terrain municipal).
Pour le moment aucune réaction de l’Etat ni aux sollicitations du maire, ni à notre courrier interassociatif d’hier (voir communiqué d’hier soir, 16 mars).

L’État a le devoir de prendre en charge ces populations, de les mettre à l’abri par petits groupes dans des locaux pourvus d’équipement sanitaire et avec distribution de repas, et proches d’ici (le préfet a comme nous l’habitude des retours rapides après évacuations forcées vers des centres d’accueil situés à au moins un centaine de kilomètres).

Cette prise en charge est indispensable pour enrayer une propagation rapide du COVID 19 s’il venait à apparaître dans l’agglomération.

Confinement pour coronavirus et activités de Salam.

CALAIS : LE MOT DUPRESIDENT :

ce jour SALAM a comme depuis 20 ans été sur le terrain avec sa nourriture

nous avons adapté sur CALAIS nos distributions

rue des Huttes, nos Amis ont souhaité garder la distribution
traditionnelle pour apaiser l’ambiance

les autorités ont une fois de plus fait preuve d’inhumanité : ils ont
osé démanteler pendant notre distribution créant un vent de panique chez
nos Amis retournant récupérer leur rares effets ! DÉSOLANT !

le professionnalisme de l’équipe autour de mamie YOLAINE a donné un peu
de baume au cœur

cerise sur le gâteau : le village des copains et le secours populaire
nous ont rejoints avec de la nourriture pour les prochains jours : cela
s’appelle la FRATERNITÉ !

veillez à votre santé !

préservez les vôtres !

jean-claude Lenoir

Mot du soir du président.

ot du président, après intervention des forces de police, ce matin, près de l’hôpital de Calais.

Les élections municipales ….

Ce matin un équipage d’une compagnie de CRS a voulu interrompre notre distribution
Et d’inventer des textes de loi !
Et de jouer à l’intimidation

La pluie, la grêle
Le harcèlement quotidien
Tout cela n’était pas suffisant
Empêcher nos Amis de manger
Nos fonctionnaires de police ont donc un nouveau jouet !

Les élections municipales …
Le faible chiffre des partis extrémistes …
Certainement aucun rapport
Deviendrions-nous paranoïaques ?

Les autorités désavoueront peut-être ces zélés fonctionnaires
Cela nous rassurerait
Notre République le mériterait

Jean-Claude Lenoir.

Tempête Dennis : absence de mise à l’abri par l’Etat.

Le mot du président :

Et chacun de tenter de comprendre
La différence
Entre la tempête Ciara
Et la tempête Dennis

Et chacun de tenter de comprendre
La différence
Entre un vent de plus de 100 km/h
Un weekend des 8 et 9 février
Et un weekend des 15 et 16 février

Et chacun de tenter de comprendre
Les décisions des autorités
… les autorités en vacances ?
… les autorités à l’image de nos policiers .. fatiguées ?

Et chacun de tenter de comprendre
Pas de plan grand froid sur CALAIS
Pas de gymnase ou autre réquisitionné sur Grande-Synthe

Et chacun de tenter de comprendre
Cette inhumanité devenue chronique
Comme si le harcèlement quotidien ne suffisait pas

Inconcevable
Incompréhensible
Jusqu’où iront-ils ?

Jean-Claude Lenoir

Tempête Ciara : mises à l’abri par l’Etat.

CALAIS :
Le Plan Grand Froid a été ouvert, comme prévu, samedi soir, 8 février.
Peu y sont allés.
Il fallait rejoindre à pied la rue des Mouettes pour prendre un bus pour la rue des Huttes qui est à deux pas.
Mais de l’Hôpital à la rue de Mouettes (départ de la navette), il y a pratiquement 50 mn de marche sous la pluie et la tempête…
Ceux qui y sont allés ont été remis dehors le matin de bonne heure pour la journée.
Beaucoup n’ont pas retrouvé leur tente (la police ? d’autres sans abri ?)
Nous avons eu de nombreuses demandes de tentes mais Salam n’en a plus du tout.

La pluie et la tempête, la reconnaissance par les autorités de la nécessité d’une mise à l’abri (par l’ouverture du plan grand Froid) n’ont pas empêché le démantèlement habituel, dimanche au BMX, à l’Hôpital et à Marck et lundi rue des Huttes et dans la Zone Industrielle des Dunes.

GRANDE-SYNTHE :

  • Evacuation de la linière, dimanche matin de bonne heure, en bus, avec interdiction pour les associations d’approcher.
    La police dit au gens qu’ils peuvent laisser leurs tentes. Elle se conduit gentiment, contrairement aux autres évacuations.
    A suivre…
  • Ouverture d’un gymnase à Grande-Synthe (des hommes isolés, 200 personnes), un à Petite Synthe (des hommes isolés, 350 personnes) et un à Leffrinckoucke (les familles, 100 personnes).
    Repas distribués par l’Etat (la protection civile)
    Pour ceux qui campent au Puythouck, aucun moyen n’a été mis à leur disposition pour rejoindre les gymnases mais l’information a circulé qu’ils pouvaient s’y rendre eux-mêmes directement.

Ce lundi matin, Salam a fait à manger pour ceux qui étaient au gymnase de Grande-Synthe (le repas de la protection civile était un repas froid dans une boîte de conserve) et pour une distribution au Puythouck à ceux qui étaient dehors.

La mise à l’abri a été prolongée d’une nuit à Calais.
Tout le monde était à nouveau dehors ce mardi matin, 11 février, sur les deux sites.

On ne peut que continuer d’espérer une mise à l’abri, au moins pour la durée de l’hiver, inconditionnelle, et qui permette un accueil digne, avec au moins des douches et des toilettes accessibles pour tous.