SOUTENONS, AIDONS, LUTTONS, AGISSONS
POUR LES MIGRANTS ET LES PAYS EN DIFFICULTÉ

Auteur/autrice : Michel Devynck

Un mot du président

(Texte écrit après une journée de pluie et de grêle où, sur nos deux sites, les forces de l’ordre ont enlevé tentes, couvertures, vêtements … et où nous avons distribué, comme capes de pluie, deux rouleaux de sacs poubelle.)

tout cela pour ça !

des vidéos montrent la triste réalité de certaines interventions policières
les médias s’en emparent
le Ministre de l’ Intérieur s’exprime
le Premier Ministre hausse le ton
le Président de la République s’indigne
la Justice est saisie

tout cela pour ça !

aujourd’hui, comme si rien ne s’était passé
aujourd’hui comme si rien n’avait été dénoncé
aujourd’hui comme si l’État n’avait rien reconnu
sous les grêles , un SEUL MAITRE MOT : HARCÈLEMENT

tout cela pour ça !

Jean-Claude Lenoir

Après l’évacuation brutale de la Place de la République à Paris, hier soir, 23 novembre : le mot du président.

Nous ne vivons pas dans le même Monde.
tout cela est simplement sidérant !
certains découvrent les tragiques répressions récurrentes

de nombreux journalistes
de nombreux politiques
s’étonneraient de la dure réalité de survie de nos Amis
le HARCÈLEMENT quotidien,
la VIOLENCE quotidienne,
l’ETAT de NON DROIT qui les entoure

par chance la concomitance de ce tragique spectacle place de la République
et la volonté de voter la suppression des libertés d’expression
ont certainement incité les médias à en faire état !

mais nos législateurs sont restés droits dans leurs bottes
en votant ces articles immondes
TAISEZ-VOUS !
CIRCULEZ !
il n’y a rien à voir !

NOUS, bénévoles de terrain, savons que c’est la triste vérité du terrain.
tout cela couvert sans honte par les autorités .
QUELLE HONTE !

(évidemment les dérapages policiers ne sont pas généralisés).

Jean-Claude Lenoir

Un migrant, percuté par une voiture, est décédé sur l’autoroute A16, vers le tunnel cet après-midi !

Un mot du président.

Eternelle misère,
faute de solution proposée par la France,
conséquence des harcèlements quotidiens sur le territoire.

Hier encore les derniers buissons qui leur offraient un semblant d’intimité, faute de les protéger réellement physiquement, ont été arrachés.

Nos Amis sont contraints à des prises de risques exponentiels conduisant à une nouvelle tragédie sur l’autoroute.
Personne ne pourra s’habituer
Le silence est criminel
La FRATERNITE et la SOLIDARITÉ sont-elles à jamais bannies dans cette France ?

Jean-Claude Lenoir.

Grosse opération d’évacuation ce matin à Calais ; le mot du président.

Grosse opération mais opération ratée.
Entre trente et quarante fourgons et de voitures de police ont bloqué la rue Salengro, une école et Auchan !
L’opération s’est limitée au Fort Nieulay, mais beaucoup se sont sauvés : nous y avons encore donné entre 120 et 130 petits déjeuners. Et il y a des gars plein la ville…

notre beau pays une fois de plus sali !

quarante cars de police au Fort Nieulay

une centaine de policiers

des dizaines d’autres sous les ponts calaisiens

harcèlement, traque …

à l’heure où notre gouvernement ne cesse de marteler :

terrorisme

crise sanitaire

crise économique

notre gouvernement semble n’avoir qu’une obsession :

la chasse à nos Amis !

notre beau pays une fois de plus sali !

Jean-Claude Lenoir

LYON : consécration du principe de fraternité.

Dans « 20 minutes », le 28 octobre.

‌Source : 20 minutes (aujourd’hui)

…/… Le « principe de fraternité », dont avait déjà bénéficié Cédric Herrou, a aussi joué en faveur de Pierre-Alain Mannoni. L’universitaire niçois de 49 ans, militant de l’aide aux migrants a été relaxé de toutes les poursuites engagées contre lui par la cour d’appel de Lyon, a annoncé ce mercredi son avocate.
« C’est la consécration du principe de fraternité », a commenté Me Maéva Binimelis, après la décision analogue rendue en mai en faveur de l’agriculteur de la vallée de la Roya.
Cinq mois de prison avec sursis étaient requis

Pierre-Alain Mannoni était jugé pour avoir transporté trois Erythréennes venues d’Italie, en octobre 2016. L’enseignant-chercheur de 49 ans avait expliqué les avoir récupérées, blessées, dans un squat, et les avait hébergées une nuit avant de les conduire dans une gare des Alpes-Maritimes. Elles devaient être ensuite soignées à Marseille.

Cinq mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre le 23 septembre. L’avocat général avait estimé que Pierre-Alain Mannoni avait « eu la volonté de soustraire ces trois personnes aux contrôles de l’État mis en place dans le cadre de sa politique migratoire ».
Relaxé à Nice en première instance en janvier 2017, l’universitaire avait été ensuite condamné à deux mois de prison avec sursis par la cour d’appel d’Aix-en-Provence et s’était pourvu en cassation. La haute juridiction avait annulé sa condamnation en décembre 2018, après la reconnaissance du « principe de fraternité » par le Conseil constitutionnel, et renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Lyon.