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On a lu, on a vu

Soutenons, aidons, luttons, agissons
pour les migrants et les pays en difficulté

On a lu, on a vu

Oui, c’est mieux d’être en famille et à l’abri, mais quand même ...

18 février 2019 -

https://www.liberation.fr/france/2019/02/17/des-ados-abonnes-au-nomadisme-hotelier_1709971?xtor=EPR-500001&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

Quelques pages en lecture libre du livre de l’ex directeur de l’OFPRA Pascal Brice. "Au fil de l’asile"

17 février 2019 -

Le livre vient de sortir

https://books.google.fr/books/about/Sur_le_fil_de_l_asile.html?id=95KEDwAAQBAJ&printsec=frontcover&source=kp_read_button&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

Le "Monde Afrique".

15 février 2019 -

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/10/achille-mbembe-les-africains-doivent-se-purger-du-desir-d-europe_5421762_3212.html#

Une messe qui dure 2304 heures, pour empêcher une expulsion.

8 février 2019 -

https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-une-messe-presque-interminable-pour-proteger-des-enfants-menaces

Dommage, on n’a pas la fin de l’article mais cela donne déjà bien une idée...

... et 2304 heures, ça fait 96 jours !!!

"Libération" : une nouvelle route migratoire qui passe par l’île de la Réunion...

8 février 2019 -

https://www.liberation.fr/france/2019/02/04/sri-lanka-reunion-4-000-kilometres-pour-zero-illusion_1707398?xtor=EPR-500001&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

La newsletter de janvier est parue.

6 février 2019 -
PDF - 1.3 Mo

Dans "Libération", un bon résumé de la situation à propos des traversées de la Mer du Nord vers l’Angleterre.

4 février 2019 -

https://www.liberation.fr/france/2019/01/29/traversee-de-la-manche-les-canots-de-la-derniere-chance_1706211?xtor=EPR-500001&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

Dans la newsletter de MSF : n’oublions pas ce qui se passe en Lybie.

30 janvier 2019 -

https://www.msf.fr/actualites/libye-ramenes-de-force-dans-des-centres-de-detention-surpeuples?utm_source=MSF&utm_medium=emailing_newsletter&utm_campaign=janvier2019

"Nord Littoral" cite Jean-Claude Lenoir

29 janvier 2019 -

lundi 28 janvier

Une petite vidéo réalisée avec des enfants émigrés.

28 janvier 2019 -

Je viens vers vous pour vous partager mon projet audiovisuel.

Hier, je proposais à une classe d’enfants émigrés/réfugiés politique un atelier AIR GUITAR pour raconter leur histoire.

Aujourd’hui, j’en ai fait un court métrage.

juliette valsamidis

https://www.festivalnikon.fr/video/2018/1279?lang=fr&fbclid=IwAR3ru0Ux3ABpDlAj77wLBhK5GnABfFJfLStAUEhuXYkMuwbhEAjw2oSrEx4

Un journal créé par un exilé...

27 janvier 2019 -

http://www.rfi.fr/france/20190125-afghanistan-mortaza-behboudi-guiti-news-medias-exil

On peut en plus remarquer que ce jeune homme est arrivé en France avec un visa délivré par l’ambassade de France...
Un exemple trop rare de cette possibilité offerte dans le cadre de la législation européenne.
Un exemple de ces corridors humanitaires que Salam réclame depuis des années...

"Libération" : la situation dans les Centres de Rétention.

27 janvier 2019 -

https://www.liberation.fr/france/2019/01/17/retention-des-greves-de-la-faim-qui-vont-participer-a-une-prise-de-conscience_1703662?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

"Premiers pas humanitaires à Grande-Synthe", dans le journal "LA CROIX".

25 janvier 2019 -

Dans le journal LA CROIX
Xavier Renard , le 25/01/2019 à 6h00

Accompagnés par quatre adultes, huit lycéens de Tours se sont rendus fin décembre à Grande-Synthe pour soutenir les associations venant en aide aux migrants.

Cette première expérience humanitaire a transformé leur regard sur le monde et a stimulé leur désir d’agir.

Les lycéens tourangeaux ont joué les animateurs, apportant leur bonne humeur aux enfants.

En choisissant de partir une semaine, à la fin du mois de décembre, à Grande-Synthe (Nord), huit élèves du lycée Notre-Dame-La Riche, de Tours (Indre-et-Loire), âgés de 16 à 18 ans, n’avaient qu’une idée floue de l’action des associations humanitaires.

Depuis la rentrée, ils avaient préparé ce voyage dans le but de prêter main-forte à Emmaüs, au Refugee Women’s Centre et à l’association Salam (1), en aidant notamment à la préparation et à la distribution de repas aux centaines de migrants réfugiés dans la jungle de Grande-Synthe.

Ce n’est pas la première fois que Robin Durieux, responsable de la pastorale des jeunes de cet établissement tourangeau, organise un voyage humanitaire. Au début de l’année 2015, cet ancien séminariste de Marseille avait réalisé « le rêve fou » d’emmener un groupe d’élèves de terminale sur l’île de Lampedusa, en Italie, répondant à l’appel du pape François en faveur des migrants. Lui-même vit sa foi en se confrontant à la cruelle réalité du monde, invitant les jeunes qu’il encadre à « regarder en face » la misère.

Le succès de ce premier voyage l’a conforté dans sa démarche. ­Depuis, il a emmené des groupes à Grande-Synthe, à quatre reprises. « Commencer par un projet aussi ambitieux que d’aller à Lampedusa nous a permis de nous appuyer sur un socle très solide », affirme cet ancien éducateur ­spécialisé.

À Grande-Synthe, Robin Durieux avait prévenu son équipée : « Vous ne devez prendre aucune initiative sans l’aval des associations ». Chacun a scrupuleusement respecté ces « consignes nécessaires, pour que tous trouvent leur place, se mettent à bonne distance ». Il tenait aussi à ce que le groupe se réunisse tous les soirs pour échanger, partager les émotions, les petits bonheurs, les déceptions et les peurs. Car, pour certains, ce voyage revêtait un caractère particulier. Originaires d’Irak, les jumelles Sara et Mina ont ainsi rencontré de nombreux compatriotes qui leur ont raconté leur histoire et qui ont ainsi réveillé de douloureux souvenirs. Terrorisées par les exactions de l’État islamique, Sara, Mira et leur famille avaient précipitamment quitté leur jolie maison de Qaraqosh – ville habitée majoritairement par des chrétiens – à la fin de l’été 2014.

Les membres de l’association Salam n’étaient pas mécontents de pouvoir compter sur la bonne volonté de ces jeunes « très à l’écoute de nos besoins », reconnaît Françoise Wissocq, bénévole depuis une dizaine d’années. Cette présence leur a permis de « souffler », car les bras manquent. « Nous sommes une trentaine de personnes vraiment actives. Dans la semaine, il nous arrive de ne pas réunir suffisamment de monde », poursuit cette femme à la retraite, qui apportait auparavant son aide à l’association Emmaüs, située en lisière de la ville, à proximité de l’autoroute. À l’image de Djamila, les lycéens sont admiratifs de cette chaîne de solidarité déployée « dans cette ville qui compte pourtant 30 % de pauvres ». Les bénévoles remédient à toutes les urgences. Mais certaines tâches sont délaissées.

Dans les sous-sols de la maison paroissiale mise à disposition par le P. Gérard de Riemaecker, le curé de la paroisse, les piles de vêtements grossissent dangereusement. « Depuis que le hangar, où nous stockions tous les dons, a été incendié en août dernier, nous n’arrivons pas à trouver le temps pour faire le tri ! ». Dans une pièce voisine, deux jeunes femmes, récemment recrutées en service civique, s’emploient à ranger les denrées alimentaires, avec l’aide des lycéens. Ce jour-là, Antoine et Lou ont épluché 80 kg de patates douces, 200 kg de carottes et lavé 60 salades, dans de grands bacs, avec du vinaigre blanc. La logistique est bien huilée.

Cette « petite entreprise » fait sourire Françoise Wissocq : « Il n’y a pas de temps à perdre. C’est comme si nous étions dans une cuisine centrale, avec nos moyens limités et notre matériel un peu hors d’âge. Mais, on réussit à faire jusqu’à 2 000 repas par jour ». Après la cuisine et la distribution de repas au Puythouck, la base de loisirs de la ville, où se réfugient des hommes – des Kurdes, en majorité – fuyant l’Irak, l’Iran, la Syrie ou la Turquie, dans l’espoir de rallier un jour l’Angleterre, le groupe rejoint un centre aéré, où des familles ont été mises à l’abri. Les lycéens jouent les animateurs, apportant leur bonne humeur aux enfants, le temps d’une partie de football avec les plus grands ou autour d’un jeu de société. « En s’occupant des enfants, nous offrons un peu de temps aux parents pour se reposer », explique Robin Durieux. Là encore, ils ont été à l’écoute des besoins des bénévoles du Refugee Women’s Centre, qui viennent en aide à ces familles.

En rentrant dans leurs foyers, trois jours avant Noël, ils n’étaient plus tout à fait les mêmes. Cette première expérience humanitaire a aiguisé leur conscience citoyenne, leur a ouvert les yeux sur la brutalité du monde. Ils ont été impressionnés par les discours sans filtre de Sylvie Desjonquères, présidente d’Emmaüs Grande-Synthe, qui a insisté sur « les incohérences de l’État et de certains élus ».

La rencontre avec Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, a constitué un autre moment fort. Ce dernier a justifié sa promesse d’ouvrir sous peu un gymnase, sans demander l’accord de l’État, « pour y accueillir toutes les personnes en errance sur (sa) commune et leur offrir un minimum de dignité » (2). Indignées par ce qu’elles ont vu toute la semaine, Louise et Djamila applaudissent la décision de l’édile : « Toutes ces personnes ont dormi dehors, dans le froid, parfois sous la pluie, alors que nos dirigeants pourraient très bien décider de les protéger ». Martin a, quant à lui, envie de remuer ciel et terre. Il repart avec la ferme intention de « donner plus », d’ouvrir les yeux près de chez lui, ne voulant plus « côtoyer la misère sans rien faire ».

Xavier Renard

(1) Salam : Soutenons, aidons, luttons, agissons pour les migrants des pays en difficulté.

(2) Comme l’an dernier, Damien Carême a ouvert le 27 décembre le gymnase du Moulin pour accueillir d’urgence 180 migrants. Mais selon les associations, il reste au moins autant de personnes qui vivent dans les bois.

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