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RSS Les migrants irréguliers n’entrent plus dans l’Union européenne

18 avril 2013 - Le Point - AFP

Les franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont été divisés par deux en 2012 grâce aux renforcements des contrôles aux frontières.

Le nombre de franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’Union européenne a chuté de près de moitié en 2012 à la suite du renforcement des contrôles à la frontière entre la Grèce et la Turquie, a annoncé jeudi l’agence Frontex. Quelque 72 430 franchissements illégaux ont été dénombrés en 2012, ce qui représente une baisse de 49 % par rapport aux 141 060 détectés l’année précédente, a précisé cette agence chargée de coordonner la surveillance des frontières extérieures de l’UE.

Deux facteurs expliquent cette baisse, "la plus importante dans l’histoire de Frontex depuis sa création en 2005", a indiqué son directeur exécutif Ilkka Laitinen lors d’une conférence de presse. La Grèce, qui fait face depuis plusieurs années à un afflux de migrants venant surtout d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient, a renforcé les contrôles le long de sa frontière terrestre avec la Turquie en déployant 1 800 gardes-frontière en août 2012. Athènes a également entrepris en janvier 2012 la construction d’une clôture en fil barbelé à la frontière gréco-turque dans le nord-est, longue de 10,3 km chacune et d’une hauteur de 2,5 à 3 mètres.
Déplacement des flux migratoires

"Le nombre de franchissements irréguliers a rapidement diminué, passant d’environ 2 000 durant la première semaine d’août à moins de 10 par semaine en octobre", a souligné Ilkka Laitinen. Au total, en Méditerranée orientale (Grèce, Bulgarie et Chypre), le nombre de franchissements irréguliers a reculé de 35 % en 2012, à 37 220. Deuxième raison expliquant la baisse constatée l’an dernier : le moindre afflux de migrants vers la Méditerranée centrale (Italie et Malte), après un pic atteint en 2011 en raison du Printemps arabe en Tunisie et en Libye.

Les franchissements illégaux ont ainsi chuté de 82 % à 10 380, contre 59 000 en 2011, mais 1 660 en 2010. Ce phénomène a entraîné un déplacement des flux migratoires au premier trimestre 2013, via la mer Égée, la frontière turco-bulgare et l’aéroport d’Istanbul. "Mais la hausse observée sur ces nouvelles voies ne compense pas, en termes de volumes, la baisse enregistrée l’an dernier", a expliqué Ilkka Laitinen. "Les réseaux criminels ont besoin d’un peu de temps pour s’adapter à la nouvelle situation", a-t-il ajouté. L’an dernier, les migrants étaient principalement originaires d’Afghanistan, de Syrie, d’Albanie, d’Algérie et du Bangladesh, selon Frontex.

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