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« Que cessent les interpellations à l'heure des repas près de l'aire de distribution »

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« Que cessent les interpellations à l’heure des repas près de l’aire de distribution »

15 janvier 2011 - La Voix du Nord - L. R.

L’association Salam est remontée. « Nous ne voulons plus être complices des agissements de certaines forces de police ! »

En ligne de mire, des interpellations « musclées et inutiles » aux portes de l’aire de repas des migrants, rue de Moscou. « Il y a comme une espèce de "cessez-le-feu" au moment du repas que nous avons discuté lors des conseils des migrants. Depuis un mois, c’est de moins en moins respecté. » Et de citer divers exemples précis. « Mercredi soir, des CRS sont arrivés, sont montés sur le trottoir, ont interpellé un gars... soit. Mais une heure après, il était dehors. Pourquoi donner une telle image alors que, dans la majorité des cas, ça se passe bien ? Même chose devant le collège Jaurès, devant des élèves. Pourquoi jouer aux caïds ? », insiste Jean-Claude Lenoir. Le préfet Pierre de Bousquet avait déjà répondu à l’association ayant fait part de tels agissements. Et dans un courrier, il a expliqué « que le contrôle d’identité du 5 décembre était justifié car quatre migrants traversaient en dehors du passage piéton, ce qui justifiait un contrôle... » Ce qui renforce les bénévoles dans leur sentiment d’exagération dans les motifs d’interpellations.

Pour eux, depuis le démantèlement de la jungle, la considération humaine s’est améliorée : il y a moins de bagarres, moins de blessés, « et les 150-200 personnes se gèrent beaucoup plus facilement. Tout ce que l’on veut, c’est la paix lors des repas. Alors est-ce que c’est une décision nationale ? Ou seulement le fait de quelques policiers ? On voudrait savoir... » Salam s’est rapprochée d’Antoine Deguînes, avocat, pour s’assurer que toutes ces interpellations, ces agissements, se font dans le respect de la loi.

Natacha Bouchart, interrogée sur le sujet, rappelle qu’un accord a été signé et que les policiers n’interviennent pas dans l’aire de distribution à l’heure des repas. Pour le reste, c’est au préfet de fixer les règles.

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