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Près du pont Jacquard, plusieurs heures de vaines recherches pour retrouver le corps d'un migrant... qui n'aurait pas disparu

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Près du pont Jacquard, plusieurs heures de vaines recherches pour retrouver le corps d’un migrant... qui n’aurait pas disparu

6 octobre 2011 - La Voix du Nord - Hélène Graffeuille

Dans la nuit de mardi à mercredi vers 23 h 30, une quinzaine de pompiers et autant de policiers ...

se sont affairés sous le pont Jacquard. Deux hommes, originaires de Saint-Omer, affirmaient avoir été témoins d’une altercation entre trois hommes qui aurait mal terminé quai du Danube : deux des protagonistes auraient poussé à l’eau le troisième. L’un des témoins assure même avoir sauté à l’eau pour tenter de lui porter de secours sans y être parvenu. Les pompiers de Calais, Audruicq et du Tunnel sous la Manche sont rapidement sur les lieux. Sous les yeux des quelque curieux, l’adjudant chef Depré a organisé les secours pour retrouver cette éventuelle victime.

Cinq plongeurs mobilisés

Trois lampes ont été dressées, une embarcation de la caserne d’Audruicq mise à l’eau. Deux plongeurs de la caserne du Tunnel sous la Manche, guidés par un chef d’unité de la caserne de Boulogne, ont inspecté le fond du canal. Plusieurs allers-retours ont été effectués au fond du canal. En vain. « Malgré une assez bonne visibilité et un courant en surface assez faible », explique un des secouristes. Après plus de cent vingts minutes de recherches, les secours ont cessé, vers deux heures.

Pendant ce temps, les forces de l’ordre ont interpellé deux personnes, d’origine iranienne, âgées de 22 et 23 ans. Elles ont été placées en garde à vue et emmenées au commissariat de Calais.

Pas de corps, pas d’affaire

Les secours ont repris hier matin. Cette fois trois plongeurs de la brigade nautique de Saint-Valery-sur-Somme ont exploré les eaux du canal.

Toujours pas de corps. Les recherches ont alors définitivement cessé hier en fin d’après-midi. Les deux personnes placées en garde à vue, la veille, ont été remises en liberté au même moment.

À cette heure, deux hypothèses apparaissent les plus vraisemblables : soit les deux témoins ont mal vu, soit la personne, qui aurait été jetée à l’eau, est parvenue à sortir du canal et s’en est allée sans demander son reste.

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