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Natacha Bouchart, maire de Calais : « Une amélioration au quotidien »

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Natacha Bouchart, maire de Calais : « Une amélioration au quotidien »

23 septembre 2010 - La Voix du Nord - Propos recueille par Laurent Renault

Depuis lundi, Natacha Bouchart, maire de Calais, enchaîne les interviews. Le sujet ? Le premier anniversaire du démantèlement de la jungle. ...

- Il y a bien longtemps que vous n’aviez pas été sollicitée de la sorte...
« Tout juste un an. La ville n’a plus fait parler d’elle depuis le démantèlement, sauf pour Romain Barras, le champion d’Europe de décathlon. Autant dire que ce retour à la normale est appréciable. »

- N’est-ce qu’une question d’image ?
« Certainement pas. Mais cela prouve qu’il y a eu une amélioration au niveau humanitaire, une amélioration au quotidien. En 2009, nous en étions à une quinzaine de plaintes par semaine de riverains exaspérés, une situation devenue ingérable, du danger permanent pour ces personnes... Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. C’est calme. Les Calaisiens ont gagné en sérénité. »

- Combien de temps se maintiendra cette situation ?
« Le démantèlement, je n’y croyais pas trop au départ. Quand j’ai vu comment l’opération a été préparée, bien pensée, j’ai su que l’on se dirigeait vers une réussite. Il nous faut maintenant être vigilants au quotidien. Les services de l’État travaillent tous les jours sur le sujet afin d’éviter qu’un nouveau squat ne prenne de l’ampleur, que l’on perde le contrôle de la situation. Actuellement, nous pouvons gérer les migrants présents de manière tout à fait décente. »

- C’est-à-dire ?
« Nous avons accompagné le démantèlement de différentes mesures : installation de douches, une aire de repas digne de ce nom, un bâtiment livré au Secours catholique pour accueillir les personnes vulnérables... C’est en travaillant avec les associations, lors de conseils des migrants, que nous avons pu aboutir à ce résultat. »

- Cette idée de démantèlement a été assez mal perçue...
« Peut-être au début. Mais elle a été accompagnée d’un point de vue humanitaire et on ne pourra pas le reprocher. Lors du précédent conseil des migrants, chaque association a reçu 500 euros afin d’assurer une distribution d’eau car on craignait la canicule. Nous prendrons de nouvelles décisions ensemble pour le plan grand froid... Nous agissons à l’année pour ces personnes. Le fait qu’elles soient moins nombreuses profite aussi aux bénévoles de ces associations qui peuvent retrouver du temps pour eux. La situation actuelle me fait dire que Calais peut être pris en exemple. »

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