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Migrants : ce qui ressort de l'entrevue entre le ministre de l'Intérieur et la maire de Calais

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Migrants : ce qui ressort de l’entrevue entre le ministre de l’Intérieur et la maire de Calais

3 septembre 2014 - La Voix du Nord - Marie Goudeseune

Reçue mardi après-midi par Bernard Cazeneuve, la maire UMP de Calais est ressortie de cet entretien avec le sentiment d’avoir été « entendue ». « Pendant 1 h 20, nous avons pu vraiment échanger sur la forme et sur le fond », a déclaré Natacha Bouchart.

Le ministre de l’Intérieur et la sénatrice-maire se sont entendus sur plusieurs points. Ils souhaitent communément renforcer le dispositif Frontex de protection des frontières pour que les flux migratoires soient davantage maîtrisés à l’échelle européenne. Sur les relations franco-britanniques aussi, ils semblent avoir trouvé un terrain d’entente : « Bernard Cazeneuve est contre la révision des accords du Touquet. Dans ce cas, je veux que les Britanniques prennent en charge le préjudice qu’ils font subir à Calais. S’ils refusent, je suis prête à bloquer le port de Calais ! », plaide Natacha Bouchart. Des réunions de travail sont annoncées, avec l’idée de créer « un fonds commun d’engagement » par lequel la France, la Grande-Bretagne et l’Union européenne financeraient les coûts de la présence migratoire à Calais ainsi que la sécurisation du port.

Autre point abordé entre la maire UMP et le ministre : le projet de créer un centre pour migrants à Calais. Une entente semble également avoir été trouvée : un accueil de jour devrait être créé en périphérie de la ville, sur le site Jules-Ferry qui sert chaque été, depuis les années 60, de centre de loisirs. Le ministre s’oppose au volet « hébergement » que proposait Natacha Bouchart dans ce centre et propose d’organiser cet hébergement à l’extérieur de Calais.

Pour l’élue calaisienne, toutes les conditions sont réunies pour que ce dossier avance vite. Elle compte se rendre dès cette semaine au centre de loisirs Jules-Ferry en compagnie du préfet pour évaluer les lieux et dresser un cahier des charges avec les associations. L’hypothèse d’une gestion du site partagée entre les services de l’État, le HCR et des associations d’aide aux migrants a été abordée durant l’entretien. « Je dois revoir Bernard Cazeneuve avant fin octobre pour confirmer ce dispositif d’accueil, explique-t-elle. Le ministre s’est engagé en parallèle à ce qu’il n’y ait plus de squat à Calais, il a même employé l’expression squat zéro : c’est très important pour moi. »

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