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Migrants à Calais : le préfet veut bien dissocier "politique d'intégration" et "lutte contre l'immigration clandestine"

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Migrants à Calais : le préfet veut bien dissocier "politique d’intégration" et "lutte contre l’immigration clandestine"

23 avril 2013 - France 3 - AFP

Le préfet du Pas-de-Calais a souhaité lundi que l’inauguration récente d’un bureau de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Calais permette de dissocier la politique d’immigration et d’intégration de l’État de la lutte contre l’immigration clandestine.

"La politique de l’État repose sur deux pieds : le pied régalien avec le contrôle de l’immigration et le pied humain avec le retour au pays et les demandes d’asile", a déclaré le préfet Denis Robin, lors d’une visite du bureau local de l’Ofii, ouvert le 8 avril.

Cette structure est unique en France et distincte de la délégation territoriale de l’Ofii à Lille, a précisé le directeur général de l’Ofii, Yannick Imbert.

Traiter les demandes d’asile et de retour au pays

En moyenne, 200 migrants, la plupart désireux de gagner l’Angleterre, se trouvent en permanence dans le Calaisis, selon le préfet. Auparavant, l’Ofii était installé dans les locaux du commissariat de Calais, puis à la sous-préfecture.

La nouvelle antenne permettra de traiter les demandes d’asile ou de retour au pays des migrants sur le littoral du Nord/Pas-de-Calais dans un lieu différent, a expliqué en substance le préfet.

Installé dans un immeuble du centre-ville de Calais, l’Ofii emploie cinq agents, l’équivalent d’une délégation "dans une région de petite importance", a expliqué M. Imbert. L’Ofii prend en charge les frais de transports entre Calais et l’ambassade du pays concerné, puis le voyage de retour. Le délai moyen entre la première prise de contact et le retour au pays est d’environ quatre semaines.

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500 euros d’aide pour un retour au pays

En 2012, 47 personnes sont rentrées dans leur pays par le biais de l’Ofii à Calais, pour un coût de 90.000 euros, selon M. Imbert. Seize nouvelles demandes ont été formulées depuis le début de l’année 2013.

Depuis le 1er février, l’aide au retour au pays a été ramenée de 2.000 à 500 euros, pour rapprocher le niveau de cette aide de celle des autres pays européens et ainsi "limiter l’attractivité de la France", a souligné M. Imbert.

Pour les demandes d’asile, l’Ofii finance à hauteur de 75.000 euros l’Association Relais Jeunes Artois, qui assure le suivi des démarches des demandeurs d’asile et leur offre un hébergement en foyer.

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