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Le squat Victor-Hugo déménagé

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Le squat Victor-Hugo déménagé

4 juillet 2014 - Nord Littoral - Marie Bourey

Hier, toute la journée, femmes et enfants du squat Hugo ont fait leurs valises et pris la direction de la route de Saint-Omer où elles dormiront désormais. Jusqu’à quand ?

Comme annoncé la semaine dernière, le déménagement du squat Hugo a débuté hier dans la matinée. Il devrait se poursuivre aujourd’hui, alors que les femmes ont découvert le lieu qu’elles occuperont désormais avec leurs enfants.

Jeudi matin, l’heure était aux cartons et au ménage pour les quelque 70 femmes qui occupaient le 51 boulevard Victor Hugo. Vers 10 heures, une partie d’entre elles dort encore. Certaines ont essayé de passer en Angleterre durant la nuit et la fatigue se lit sur les visages. Pourtant, la plupart gardent le sourire malgré la situation et le déménagement imminent. Alors que la veilleuse de nuit quitte les lieux, les membres de l’association professionnelle Solid’R s’activent et multiplient les allers-retours entre la salle du BCMO (bureau central de la main-d’œuvre) où sont notamment stockés une partie des tapis et des matelas qui seront installés route de Saint-Omer dans les modulaires jusque-là utilisés par le Secours catholique. « L’idée est de tout préparer avant leur arrivée sur place cet après-midi. On ramène d’abord les matelas, puis ce sera les gazinières et ensuite leurs affaires personnelles », explique David Lacour, le directeur de l’association qui gère le squat depuis la fin du mois de mai.

S’il estime que ce déménagement n’est pas la solution optimale et qu’il regrette de n’avoir pris connaissance de la convention entre la mairie et l’association que mercredi, David Lacour essaie de rester positif : « Ce n’est pas une solution satisfaisante, mais c’est une situation d’urgence. Les locaux ne sont pas forcément faits pour dormir. »

Pour rappel, les femmes et les enfants occupent désormais les préfabriqués, propriété de la mairie, et qui étaient jusque-là utilisés par le Secours catholique. Les activités qui avaient cours dans ces derniers intègrent, quant à eux, les locaux situés au 434 route de Saint-Omer. Ils accueilleront les migrants durant la journée et pour gérer les demandes d’asile notamment. « C’est incohérent, on déplace les problèmes. Ce qu’on fait au Secours catholique, c’est terrible », estime David qui remercie le Secours catholique avec qui Solid’R entretient d’excellents rapports.

L’associatif déplore pourtant le manque de communication avec la mairie . En revanche, le directeur de Solid’R insiste sur l’attitude exemplaire des riverains de la rue Victor Hugo qui, malgré les désagréments dûs au squat, ont su garder leur calme.

Seul hic cependant, la convention ne court que jusqu’au 3 octobre. Qu’adviendra-t-il de ces femmes et de ces enfants après ? Personne ne semble pour l’instant être en mesure de fournir une réponse.

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