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Le droit d'asile, un devoir oublié

Soutenons, aidons, luttons, agissons
pour les migrants et les pays en difficulté

On a lu, on a vu

Le droit d’asile, un devoir oublié

13 février 2013 - La Vie - Juliette Froger-Lefebvre

Vice-présidente de l’association Salam, créée en 2002 suite à la fermeture du centre de la Croix Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais) qui accueillait les migrants à l’extrémité du tunnel sous la Manche, Françoise Lavoisier, avec l’aide de bénévoles et en partenariat avec d’autres associations, met un point d’honneur à accueillir, alimenter, soigner et guider administrativement les immigrés.

« Soutenons, aidons, luttons, agissons pour les migrants et les pays en difficulté », telle est la devise de cette association laïque installée dans deux villes stratégiques, pôles majeurs de l’immigration dite illégale : Dunkerque et Calais. Coordinatrice du centre dunkerquois, Françoise Lavoisier organise chaque matin la préparation d’une centaine de repas avec ses équipes de bénévoles et les achemine jusqu’aux principaux camps. L’aide et le soutien ne s’arrêtent pas là : ils passent aussi par l’hygiène et les soins. Ainsi, en binôme avec Médecin du Monde et en mettant en place des sessions de douche gratuites, l’association participe à la survie de ces « personnes inexistantes pour le monde et les aides sociales nationales ». Parallèlement à la prise en charge des besoins de premières nécessités, le suivi par une personne qualifiée leur permet d’entreprendre des démarches administratives, et cela aussi bien dans l’optique d’une régularisation que d’un retour au pays.

N’ayant pas la nationalité française, les immigrés se voient refuser l’accès aux structures caritatives traditionnelles réservés aux nationaux. C’est ce qui indigne les membres de l’association : « Comment l’action caritative peut-elle être discriminatoire ? Ces personnes sont moins bien considérées que des objets, car au moins, les marchandises peuvent circuler librement ». Elles survivent dans des conditions inhumaines et demeurent en marge de l’action des autres associations qui ne prennent en charge que les personnes de nationalité française. Les migrants doivent, en plus, rester discrets pour ne pas attirer la police. Alors, la vice-présidente l’admet, ils sont parfois moins visibles, mais la réalité de leur existence est insoutenable. « Quand on va sur le camp pour la première fois, on ne peut plus dormir », avoue-t-elle. Ces conditions extrêmes et la certitude que personne d’autre ne fera le travail à leur place voilà ce qui justifie l’existence et l’action de l’association : « porter secours à tous ceux qui en ont besoin, quelque soit leur nationalité. »

Plus d’infos sur l’association

Association Salam, Maison pour tous, 81 boulevard Jacquart, 62100 Calais. Tél : 06 45 36 47 49.

Mail : contact@associationsalam.org / Site : http://www.associationsalam.org

Retrouvez Françoise Lavoisier dans l’émission Carnets de campagne de Philippe Bertrand sur France Inter, vendredi 15 février à 12h30.

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