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Le Secours catholique dénonce le harcèlement et se réjouit de quelques avancées

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Le Secours catholique dénonce le harcèlement et se réjouit de quelques avancées

23 septembre 2010 - La Voix du Nord

« Halte à la chasse à l’homme ! » s’insurge Salam dans un communiqué de presse tombé hier. ...

L’association dénonce l’arrestation de quatre Soudanais à l’heure du repas mardi midi. Mercredi matin, squat Thélu, douze migrants ont été conduits à la police aux frontières, « nouvelle preuve de harcèlement », crie un bénévole. Le Secours catholique n’en pense pas moins : « On réclame le respect des individus ! » Lors d’une conférence de presse donnée hier midi dans ses nouveaux locaux situés à la sortie de Calais, en direction des Attaques, Véronique Devise, présidente départementale du Secours catholique, estime qu’il est anormal que « ces personnes ne puissent dormir tranquillement, récupérer de leur nuit. Ils vivent dans des abris de fortune et on les chasse sans cesse. Ça ne fait que les éparpiller. » Et Pierre Levené, secrétaire général, de déplorer la dispersion dans la ville des différents lieux d’accueil (repas, douches...) : « Ces personnes sont obligées de marcher pour survivre ».
Tout n’est pas noir dans le constat dressé par les responsables de l’association qui jugent indispensable leur présence dans la cinquième ville la plus pauvre de France. « Après des mois de discussions, des refus de permis de construire... la mairie a mis des douches à notre disposition et prend en charge les frais (240 douches par semaine) », résume Véronique Devise. « Les demandes d’asile peuvent se faire à Calais et nous avons notre local d’accueil de jour opérationnel. » La pression policière revient sur la table lorsqu’il est question de « juger » l’action entreprise il y a un an par Éric Besson. « Les conditions sont telles sur Calais que les femmes restent à Norrent Fontes », rappelle la présidente départementale. « L’aire de repos de l’autoroute a été fermée et ces femmes restent coincées sur place. Lorsqu’elles arrivent à Calais, elles sont harcelées. »

Moins de bagarres ?

Trop de policiers, trop de contrôles, de harcèlement... C’est ce que dénoncent les associations dans leur ensemble. De leur côté, les autorités constatent une baisse de la « tension » entre migrants à Calais. Coups de couteau, batailles rangées à la barre de fer, bagarres quai de la Moselle, agressions mortelles, ont pour l’instant disparu à Calais.
Et le travail des bénévoles dans cette tourmente ? Pour Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique, « l’État se repose sur ces bénévoles qui gardent le moral et sont toujours présents ». Plus de 1 500 dans le Pas-de-Calais dont 10 % se relaient à Calais. Comme le dit l’un d’eux : « Dès que l’on vient en aide à une de ces personnes, on est regonflé. Ce n’est pas difficile de devenir bénévole : quand on vient, on voit, on revient... » •

Le Secours catholique a également tenu à rappeler que leurs bénévoles oeuvraient pour les migrants, mais également pour les Calaisiens. La permanence et le local situé route de Saint-Omer est toujours en activité.

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