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La "jungle" de Loon-Plage, presque déserte, a été mise à bas par les pelleteuses, hier matin

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La "jungle" de Loon-Plage, presque déserte, a été mise à bas par les pelleteuses, hier matin

17 septembre 2010 - La Voix du Nord - Estelle Jolivet

Sur les petites routes entre Loon-Plage et le port Ouest, hier matin, le soleil se lève ...

à peine et des silhouettes tentent de se cacher derrière les buissons qui parsèment les champs. Peut-être des chasseurs, nombreux dans la zone à cette période. Plus probablement des migrants, « chassés » de leurs abris de fortune par le bruit des pelleteuses, tôt hier matin.

Les cabanes en palettes ont été mises à terre. Comme en juin 2009. Comme en novembre 2009. Cette destruction ressemble aux précédentes, énième offensive des services de l’État dans la guerre d’usure lancée contre les migrants pour éviter qu’ils ne reviennent s’installer durablement, cet hiver, à proximité du terminal ferry. « Il s’agit de raisons de sécurité et de régularité : occupation irrégulière d’un terrain portuaire, par des personnes en situation irrégulière », justifie le sous-préfet, Jérôme Gutton.

La différence, c’est que ces derniers jours, ils n’étaient qu’une dizaine dans le camp loonois, contre une cinquantaine avant l’été. Sept ressortissants afghans « seulement » ont été interpellés, hier matin. « C’est déjà trop », opine le sous-préfet. « On n’a jamais eu aussi peu de monde sur le site », témoigne un officier de police.

Dans le Dunkerquois, le nombre de migrants serait passé de plus de 150 à 80 en quelques semaines. Passages réussis vers l’Angleterre ? Attractivité des ports belges ? Les explications sont hasardeuses. Le sous-préfet, lui, reste plus réservé : « Ce dont je suis sûr, c’est que leur nombre n’augmente pas dans l’arrondissement. » L’épisode d’hier matin a en tout cas permis au représentant de l’État de rappeler sa position quant aux « jungles » du Dunkerquois. « Sur chacun des sites, je mesure chaque jour la dureté, les tensions qui peuvent régner entre migrants et passeurs. Un certain nombre de filières font du profit en détournant les intentions généreuses des associations, a-t-il rappelé. Ces camps seront, à tout moment, à la merci d’un démantèlement ».

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