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La demande d'adhésion palestinienne applaudie

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La demande d’adhésion palestinienne applaudie

24 septembre 2011 - Ouest France

Le président Mahmoud Abbas l’a remise hier au secrétaire général des Nations unies. Mais les États-Unis bloquent, et Israël refuse d’évacuer les territoires occupés.

Demande officielle. Mahmoud Abbas a officiellement remis à Ban Ki-moon, hier, à New York, la demande d’adhésion à l’Onu de l’État de Palestine. Le secrétaire général des Nations unies l’a aussitôt transmise au Conseil de sécurité, qui l’examinera lundi.

Le dossier ne devrait pas dépasser ce stade. Car, si la candidature palestinienne obtenait les neuf voix (sur quinze) nécéssaires, lors du passage au vote, les États-Unis exerceraient leur droit de veto. Barack Obama a averti, mercredi, devant l’Assemblée générale de l’Onu : il n’y aura pas de « raccourcis » sur la voie de l’adhésion de la Palestine ; celle-ci n’interviendra qu’après un accord de paix entre les Palestiniens et Israël.

Le vote n’interviendra avant plusieurs semaines et les Palestiniens considèrent déjà une alternative : le statut d’État observateur, qui ne requiert pas le feu vert du Conseil de sécurité, mais un simple vote de l’Assemblée.

Ovation pour Abbas. Quelques minutes après son tête à tête avec Ban Ki-moon, Mahmoud Abbas a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements à la tribune de l’Assemblée générale. Il a précisé sa demande : il veut une Palestine reconnue dans les « frontières de 1967 », c’est-à-dire englobant la bande de Gaza et toute la Cisjordanie « avec Jérusalem-est pour capitale ». Cet État, proclamé en 1988 par l’Organisation de libération de la Palestine, a déjà été reconnu par plus de 120 pays.

Abbas a justifié sa demande par la longueur de la souffrance des Palestiniens, « depuis 63 ans », et par l’échec des négociations successives depuis les accords d’Oslo en 1993 : « Assez ! Assez ! Assez ! Mon peuple veut une vie normale. » Pour lui, la cause n°1 des échecs est l’obstination d’Israël à coloniser la Cisjordanie : « Un roc sur lequel se sont fracassés » tous les espoirs. Le chef de l’Autorité palestinienne a toutefois tendu la main à Israël, rappelant que l’OLP reconnaît Israël et souhaite vivre en paix avec lui. Il a invité le Premier ministre israélien à des discussions immédiates.

Netanyahou inflexible. Intervenant peu après, le dirigeant israélien a appelé au rejet de la démarche d’Abbas : « Les Palestiniens doivent d’abord faire la paix avec Israël et ensuite avoir un État », a martelé Benyamin Netanyahou, affirmant qu’alors « Israël ne serait pas le dernier à accueillir la Palestine à l’Onu ».

Mais quelle Palestine ? L’Israélien a rejeté la responsabilité des échecs sur Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, accusés de n’avoir « pas donné de réponse » aux offres de paix de ses prédécesseurs Ehoud Barak et Ehoud Olmert. Et s’il a proposé de rencontrer Mahmoud Abbas « immédiatement, dans ce bâtiment », il a catégoriquement exclu un retrait total de Cisjordanie. Il invoque le besoin d’une profondeur stratégique d’Israël pour défendre son territoire étroit, encerclé dit-il par « l’islam militant ».

Reprise des négociations ? Le quartet (Onu, USA, Russie, Union européenne) a proposé hier aux Israéliens et Palestiniens de se rencontrer pour reprendre les négociations de paix. L’objectif serait de trouver un accord avant fin 2012. Israël a indiqué en soirée qu’il « étudie » la proposition.

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