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L'ONU tire la sonnette d'alarme sur la situation des migrants clandestins

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L’ONU tire la sonnette d’alarme sur la situation des migrants clandestins

30 septembre 2010 - Centre de l’actualité de l’ONU

Le Groupe mondial sur la migration (GMG), qui rassemble plus de 14 agences internationales, dont 12 agences des Nations Unies, a exprimé jeudi sa profonde inquiétude sur le respect des droits de l’homme des migrants en situation irrégulière dans le monde entier.
_ « Les migrants en situation irrégulière sont davantage exposés aux discriminations, à l’exclusion, à l’exploitation et l’abus à tous les niveaux du processus de migration. Ils sont souvent confrontés à la détention ou à de mauvais traitements, et dans certain cas ils sont réduits à l’esclavage, au viol ou même au meurtre », indique un communiqué de presse conjoint de ce groupe.

« Les migrants sont davantage confrontés au racisme et à la xénophobie, victimes d’employeurs sans scrupules et de prédateurs sexuels et ils peuvent facilement tomber aux mains de réseaux criminels et de contrebande. Rendus vulnérables par leur statut, ces hommes, ces femmes et enfants ont souvent peur ou ne sont pas en mesure de chercher une protection ou une aide auprès des autorités de leur pays d’origine, de transit ou de destination », explique le GMG.

Le Groupe mondial sur la migration (GMG) est une coalition de 14 agences internationales qui réunit notamment l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ou encore la Banque mondiale.

L’objectif du Groupe est d’inciter l’application de toutes les normes et de tous les instruments internationaux et régionaux pertinents relatifs aux migrations afin de donner une impulsion cohérente aux politiques migratoires internationales.

Le GMG souligne que le statut de migrants irréguliers rend les enfants particulièrement vulnérables. Ils peuvent être rejetés de l’école et privés de leurs droits fondamentaux « alors que leurs parents travaillent et contribuent à l’économie des pays hôtes ». Les femmes sont exposées à l’exploitation sexuelle, aux violences basées sur le genre, à la transmission du VIH/Sida et à de multiples discriminations, précise le communiqué conjoint.

« Trop souvent, les Etats répondent à la migration irrégulière sous l’angle de la souveraineté, la sécurité aux frontières ou la mise en application de lois, souvent guidées par des luttes domestiques », indique le Groupe.

Les 14 agences internationales soulignent que la régulation des migrations et la sécurité des frontières ne sont pas incompatibles avec le respect des droits fondamentaux des hommes. Le Groupe rappelle aux Etats quelques uns des droits fondamentaux de toute personne, migrante irrégulière ou non :

Toute personne a le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité, d’être débarrassée des arrestations arbitraires ou de détention ; a le droit de rechercher et d’obtenir l’asile lors de persécutions, d’être débarrassée de toutes les formes de discriminations, basées sur le sexe, la race, le langage, la religion, la nationalité ou l’origine sociale. _ Toute personne a le droit d’être protégée contre les abus, l’exploitation, la servitude, la torture et a le droit à un jugement équitable, à la protection économique, social, culturelle y compris le droit à la santé, au logement, à l’éducation et à des conditions de travail justes.

Le Groupe appelle les Etats à examiner la situation des migrants en situation irrégulière afin de s’assurer qu’elles sont conformes aux standards internationaux en matière de respect des droits de l’homme.

Les agences appellent les Etats, la société civile, le secteur privé, les médias et les communautés hôtes à régler la demande du trafic et de l’exploitation, de travailler activement à la lutte contre la xénophobie, au racisme et à l’incitation à la discrimination dans les politiques nationales et les discours publics.

« La situation irrégulière des migrants ne doit pas les priver de leur humanité et de leurs droits », conclut le Groupe.

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