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Journée des droits de l'homme :des citoyens rassemblés autour des sans-papiers

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Journée des droits de l’homme :des citoyens rassemblés autour des sans-papiers

11 décembre 2011 - La Voix du Nord - B. DU.

« Je suis victime de la circulaire Guéant du 31 mai », qui restreint l’obtention d’un statut ...

salarié pour les diplômés étrangers.

Karim, Algérien de 28 ans, est en France depuis cinq ans pour des études de finances et coopération à Lille I. Une fois son master en poche cette année, il dégote un CDI comme « directeur commercial d’une grande entreprise logistique ». Tout va bien... jusqu’en octobre : « J’avais un titre de séjour étudiant renouvelé chaque année. Mais une fois le travail trouvé, mon changement de statut a été refusé et j’ai reçu une obligation de quitter le territoire. C’était violent, je ne m’y attendais pas. » Voilà Karim en situation irrégulière, à la merci du moindre contrôle : « On court un risque quotidien en sortant de chez soi, mais ce n’est pas une raison pour rester cloîtré. » Le jeune homme bosse au noir pour payer son loyer sur une terre où il veut s’installer : « Ça fait cinq ans que je construis une vie, avec un réseau social et des perspectives de carrière. » Hier, Karim était parmi la centaine de sans-papiers venus salle Courmont, à Moulins.

Un rendez-vous organisé par le CSP 59 pour la Journée internationale des droits de l’homme. « C’est un moment de solidarité avec des élus, syndicats, associations ou citoyens en préparation de parrainages républicains pour les personnes présentes qui auront lieu en janvier-février », souligne Armand, du comité des sans-papiers.

Quelques élus sont là en soutien. Au premier rang, les communistes Hugo Vandamme et Michelle Demessine. Sur l’estrade, Dalila Dendouga, l’adjointe au maire déléguée aux droits de l’homme, et la vice-présidente à la citoyenneté du conseil régional, Majdouline Sbaï (Verts), s’expriment, suivies de représentantes du MRAP, de la LDH, et de Roland Diagne, du CSP. « On veut être reconnus par les élus et la population qu’ils représentent », note Karim. Une quête de visibilité, y compris sur scène, avec le Théâtre de l’opprimé où des sans-papiers jouent leur vie quotidienne.

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