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Grèce : arrestation de 158 migrants irréguliers prêts à partir pour l'Italie

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Grèce : arrestation de 158 migrants irréguliers prêts à partir pour l’Italie

16 décembre 2010 - Romandie News - AFP

ATHENES - La police grecque a arrêté 158 migrants irréguliers près de Pylos, sur la côte ouest du Péloponnèse, d’où ils s’apprêtaient à gagner l’Italie par la mer, et elle a dû intervenir jeudi à Patras, plus au nord, après des affrontements entre groupes de migrants.

Selon l’agence de presse grecque, Ana, un premier groupe de 56 migrants, dont 27 mineurs et une femme prête d’accoucher qui a été hospitalisée, ont été découverts entassés à bord d’un yacht, dont le capitaine grec a toutefois réussi à prendre la fuite.

Les autres, quelque 102 personnes de diverses nationalités, dont des femmes et des enfants, ont été surpris par la police alors qu’ils attendaient sur une plage de Méthoni un bateau passeur qui devait les embarquer et n’a pas été localisé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux groupes avaient été convoyés en autobus de la région d’Athènes par des trafiquants d’immigrés.

Des forces anti-émeutes sont par ailleurs intervenues jeudi en fin de journée à Patras, le premier port grec vers l’Italie, pour mettre fin à des affrontements entre des migrants se disputant le contrôle des abords des quais, d’où des clandestins tentent quotidiennement d’embarquer vers l’Italie, a indiqué une source policière.

Quatre migrants ont été blessés, et un squat incendié, dans ces heurts qui ont opposé environ 200 migrants, Afghans d’un côté, Arabes de l’autres, selon la même source. De telles violences sont récurrentes à Patras, devenu un cul de sac pour la migration irrégulière, sur le modèle du port français de Calais.

Des dizaines de milliers de migrants, notamment des Afghans, des Irakiens et des Africains de l’est, dont beaucoup venus via la Turquie voisine, vivotent dans la capitale grecque ou les ports ouvrant sur l’Italie, dans l’espoir de poursuivre leur route vers l’ouest et le nord de l’Europe.

Les autorités grecques, qui font rarement état de succès dans la lutte contre les réseaux basés dans le pays pour assurer leur transit, ont obtenu le concours de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex pour mieux contrôler les arrivées sur ses îles égéennes et à la frontière terrestre avec la Turquie.

Le déploiement en novembre de garde-frontières de Frontex dans cette dernière zone a réduit les arrivées quotidiennes de quelque 250-300 à 100-150 personnes par jour, selon les dernières données du ministère grec compétent.

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