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Froid et neige : l'Etat débloque 100.000 euros pour les migrants de Calais

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Froid et neige : l’Etat débloque 100.000 euros pour les migrants de Calais

2 décembre 2010 - AFP

CALAIS (Pas-de-Calais) — L’Etat a décidé d’accorder une aide de 100.000 euros à la ville de Calais afin d’améliorer l’hébergement des migrants pendant la nuit en période de grand froid, a-t-on appris jeudi auprès des associations et de la préfecture du Pas-de-Calais.

Cette enveloppe débloquée à titre "exceptionnel" doit servir à l’entretien et à l’équipement d’un gymnase qui accueille une partie de l’hiver, la nuit, les migrants séjournant dans la région de Calais dans l’espoir de passer en Angleterre, a précisé le préfet lors d’un point de presse.

Elle permettra l’achat de matelas ou de lits de camp ainsi que de couvertures, et couvrira les frais de nettoyage et de gardiennage de ce local. Celui-ci devrait pouvoir ouvrir pendant trois mois au lieu de deux habituellement.

"C’est une grande victoire pour les associations, qui demandaient depuis plusieurs années des conditions décentes, même si ça ne règle pas tout", a déclaré à l’AFP l’abbé Jean-Pierre Boutoille, du collectif C’Sur.

Le gymnase a ouvert ses portes samedi en accueillant quelque 70 migrants. Mais ils étaient près de 140 dans la nuit de mercredi à jeudi, poussés par le froid et la neige. Les migrants y dorment sur des cartons, ne sont pas autorisés à utiliser les douches et disposent d’un seul WC.

Par ailleurs, des mineurs et des demandeurs d’asile y trouvent refuge - contrairement aux conventions internationales qui leur assurent en principe un hébergement spécifique - par manque de foyers adaptés dans la région, soulignent les associations.

Quant aux migrants dispersés dans des campements de fortune sur le littoral, ils restent exposés au froid, comme à Teteghem (Nord), près de Dunkerque, où ils sont quelques dizaines à vivre dans des cahutes de planches et de bâches édifiées sur un terrain vague.

En août 2009, environ 1.500 clandestins - afghans, irakiens ou africains - étaient recensés dans le Nord-Pas-de-Calais, dont plus de la moitié autour de Calais. La plupart de leurs campements ont été détruits depuis et ils ne seraient plus aujourd’hui que le tiers, très majoritairement originaires d’Afrique noire.

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