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Des migrants afghans se résignent à rentrer chez eux

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Des migrants afghans se résignent à rentrer chez eux

24 novembre 2011 - France soir

Près de 650 Afghans ont choisi d’accepter un dispositif de retour volontaire dans leur pays proposé par les autorités françaises.

L’Angleterre presque hors d’atteinte depuis la fermeture de la « jungle » de Calais voilà deux ans, l’asile de plus en plus difficile à obtenir : les migrants afghans n’ont plus d’autre choix que d’accepter le « retour volontaire » dans leur pays, assorti il est vrai d’un petit pécule. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), chargé d’organiser les rapatriements, verse en effet une « aide au retour » de 2.000 € par adulte et finance le voyage de tous ceux qui optent pour cette solution. En outre, « dans le prolongement de l’évacuation de la “jungle” de Calais, des projets de réinsertion (jusqu’à 7.000 € pour la création d’une activité économique, NDLR) ont été financés au bénéfice d’Afghans en Afghanistan », a indiqué l’Ofii. Il faut dire que malgré la situation dans leur pays, considéré par la France comme étant « en crise » et non « en guerre », les Afghans ont de « faibles chances » d’obtenir la protection dans l’Hexagone, hormis les mineurs non accompagnés qui ne peuvent pas être renvoyés.

L’ombre des talibans

« Les Afghans ne correspondent pas à la population classique des demandeurs d’asile comme les Tchétchènes, qui viennent en famille. Ils sont jeunes, ils viennent pour travailler. Ce sont des migrants économiques », selon l’Ofii. Mais, répondent France terre d’asile et Emmaüs dans une étude mise en ligne mercredi, « la présence de considérations économiques n’exclut pas a priori celle de motifs de persécution de nature conventionnelle et/ou relative à une situation personnelle d’insécurité généralisée en contexte de crise ou de guerre ». Selon l’Office français pour les réfugiés et apatrides (Ofpra), « la demande afghane invoque de plus en plus fréquemment l’obligation faite aux hommes de se rallier aux forces des talibans, et le risque découlant du soutien – réel ou imputé – aux autorités dans les zones contrôlées par ceux-ci ». L’année dernière, l’Ofpra a enregistré 735 demandes de statut de réfugié de la part de ressortissants afghans, dont 242 ont reçu une suite favorable.

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