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De un à sept ans de prison ferme pour les agresseurs du migrant

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De un à sept ans de prison ferme pour les agresseurs du migrant

15 janvier 2011 - Nord Littoral - A. V.

C’est un verdict qui s’est voulu exemplaire. Hier, les six agresseurs de Kesete Sibhat ont été condamnés à des peines de prison ferme pour violences volontaires suivies de mutilation ou d’infirmité.

Mathieu Leveugle, le maître-chien a écopé de six ans de prison ferme ; Farid Nedjari, de sept ans de prison ferme ; Kevin Mascot de sept ans d’emprisonnement ; Terry Lapôtre et Romain Guilbert, de cinq ans de prison dont deux avec sursis ; et le mineur à l’époque des faits, a écopé de deux ans de prison dont un an avec sursis. A l’exception de ce dernier ils ont tous été placés sous mandat de dépôt. Les condamnations reflètent les réquisitions de l’avocate générale, en dehors du mandat de dépôt.

« La cour et les jurés ont marqué le coup »

« Mon client est en paix. On est arrivé au bout de l’histoire. Il n’en veut à personne et n’est pas animé par un sentiment de vengeance » , explique Me Charles Thomas.

Selon son avocat, l’avocate générale et les avocats de la défense ont repris unanimement le message d’apaisement qu’il a délivré tout au long du procès.

« C’est un homme complet, rempli de valeurs d’humanité. Je lui rends hommage », a -t-il précisé.

Du côté de la défense, les accusés sont ressortis « assommés ». « Certains avaient retrouvé la liberté, ils devront retourner en prison, c’est douloureux pour eux », déclare Me Caroline Matrat, avocate de Terry Lapôtre.

Ce n’était pas une tâche facile de défendre de tels accusés, qui risquaient au départ 30 ans de réclusion criminelle.

« La tentative de meurtre a été écartée pour tous, », explique Me Matrat, Ce qui explique des peines bien inférieures.

Au-delà des faits, c’est le procès d’une jeunesse en déroute qui a eu lieu cette semaine. « Leurs condamnations vont les responsabiliser. Ce sont des jeunes qui se sont laissés aller à l’alcool et à l’effet de groupe. Ces deux éléments ont annihilé toute réflexion », poursuit l’avocate de Terry Lapôtre, qui estime que les jurés et la présidente ont voulu marquer le coup.

La jeunesse des accusés, âgés maintenant de 21 à 27 ans, permet d’espérer qu’ils puissent encore modifier leur conduite. « J’ai vu certains grandir pendant l’instruction. Ils avaient des difficultés à s’exprimer et ont dû se mettre en perspective. » Elle fait d’ailleurs référence à son client, Terry Lapôtre. « Il a été très ému par le témoignage de Kesete Sibhat dans Nord Littoral. Qu’il fasse la démarche de s’intéresser à sa victime, c’est déjà le point de départ d’une réflexion. Je lui ai déconseillé de faire appel d’une condamnation juste, qui a pris en compte son évolution. »

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