Courrier du Directeur Général de l'EPF, propriétaire actuel des Ets. Pagniez

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Courrier du Directeur Général de l’EPF, propriétaire actuel des Ets. Pagniez

17 juin 2010 -

Suite à l’évacuation de l’African House lundi, SALAM, comme d’autres associations ou personnes, a adressé à l’Etablissement Foncier Public, propriétaire des lieux, un courrier de mécontement, qui a reçu cette réponse :

Mesdames, Messieurs,

Vous avez été nombreux à m’écrire pour vous élever contre l’expulsion par les forces de l’ordre de migrants soudanais et de SDF qui ont pris possession de la friche industrielle située rue des quatre coins à Calais, dont l’EPF s’est rendupropriétaire, à la demande de la ville de Calais.

En tant qu’opérateur foncier public, l’Etablissement est au service des collectivités publiques pourles aider à maîtriser le foncier de leurs projets. Dans cette optique, l’EPF a été sollicité par la commune de Calais afin d’acquérirl’ancienne usine Pagniez et, du fait de la dangerosité et de la vétusté de cette friche industrielle, de procéder à sa démolition dans les meilleurs délais.

Des hommes, migrants soudanais et des SDF ont occupé les lieux dans des conditions de salubrité et de sécurité particulièrement risquées : dangerosité du bâtiment liée à son ancienusage industriel (amiante, fosse de deux mètres de profondeur, forage d’eau de 180 mètres), insalubrité du fait de l’occupation sans titre (ni eau, ni sanitaires, ni électricité, rats en grand nombre). L’EPF n’ayant ni la compétence ni les moyens de procéder à leur réinstallation, il a agi en exerçant ses responsabilités de propriétaire dansle souci d’éviter tout accident, fréquent sur ce type de site. Il a travaillé de concert avec les services de l’Etat, la mairie de Calais, et les associations de défense des droits de l’Homme présentes sur le site.

Les lieux ont été évacués lundi 15 juin 2010 afin de permettre la démolition des bâtiments, seul moyen dans le court terme pour en assurer la sécurité.

Cette mesure ne permet pas de régler sur le fond la question posée par la présence sur le territoire national de personnes étrangères par ailleurs titrées et dont les pouvoirs publics ont à prendre en charge le devenir.

Sachez que c’est en pleine conscience du fait que l’ancienne usine Pagniez ne peut constituer en la circonstance un lieu décent d’hébergement, que j’ai été amené àprendre cette décision.

Le Directeur Général
Marc KASZYNSKI