• Liste de diffusion

Copwatch. La justice bloque l'accès au site Internet "anti-flic"

Soutenons, aidons, luttons, agissons
pour les migrants et les pays en difficulté

On a lu, on a vu

Copwatch. La justice bloque l’accès au site Internet "anti-flic"

15 octobre 2011 - Le Télégramme

Le tribunal des référés de Paris a ordonné hier aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès, à partir du territoire français, au site Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les "violences policières". Claude Guéant avait demandé la suppression d’une dizaine de pages qui permettaient d’accéder aux données personnelles de gardiens de la paix. Les fournisseurs d’accès ayant plaidé que cette mesure était impossible, le tribunal a décidé une mesure encore plus restrictive.

Oeuvre d’un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l’information contre les violences policières", le site Internet Copwatch Nord-Ile-de-France publie des photos de policiers et gendarmes, parfois leurs noms, à qui il attribue des propos et auxquels il donne des appréciations.

"Une cartouche de chasse dans sa boîte aux lettres"

Pour Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, et le syndicat Alliance, qui s’était ému le premier de cette pratique, l’heure était grave, car l’un des 450 policiers identifiables avait reçu "une cartouche de chasse dans sa boîte aux lettres".
Selon Me Delphine des Villettes, qui défend le deuxième syndicat des gardiens de la paix, les policiers étaient "extrêmement inquiets (...), alors qu’une frange de la population est animée d’une haine "anti-flic"." A ses yeux, "c’était faire peser sur eux une menace potentielle immense", car "il y avait presque un appel à aller commettre des violences contre des policiers".

Source

Association Loi 1901, parution au J.O. du 31 mai 2003 | Mentions légales | Webdesign & réalisation : Le Sens de Votre Image