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pour les migrants et les pays en difficulté

Compte rendu de l’Assemblée Générale annuelle du 3 mars 2016.

5 avril 2016


Certains n’ont pas reçu la convocation et du coup pas non plus l’ordre du jour. Ils demandent que ce soit acté dans le CR. Voilà qui est fait.

Remerciements du président à Yolaine pour son travail de mise en place d’une nouvelle équipe de bénévoles, à Françoise Leclercq pour la comptabilité, à Françoise Lavoisier pour la direction de l’équipe de Dunkerque, à Claire pour le secrétariat et la communication.

2015 a été une année difficile : perte des repères habituels :
-  Le local de la rue Fulton, lieu de rencontres pour les bénévoles, (c elui du Centre Jules Ferry remplace un peu…)
-  L’action de terrain avec l’arrêt de la préparation et de la distribution des repas.

Mais la valeur ajoutée vaut la peine pour nos amis migrants et à 6000 on n’aurait pas pu assumer…
-  Le Centre Jules Ferry :
les repas, avec possibilité de les prendre à l’abri,
les douches,
l’accueil des femmes et enfants (400 places dont 200 en dur).
(Dunkerque mériterait la même chose)

-  Le CAP : Centre d’Accueil Provisoire, surtout fait pour ceux qui doutent encore de leur parcours, même si les espaces de convivialité sont encore trop peu nombreux.

-  Les CAO (ce sont les maisons de pose qu’on réclame depuis 10 ans) offrent un accueil inconditionnel et sans coercition.
S’il y a des problèmes, il faut les faire remonter (il y a depuis dix jours une dame chargée de gérer toutes les difficultés, il faut les vérifier et les lui faire remonter).

A NOUS D’ETRE FORCE DE PROPOSITIONS :
-  il manque des espaces pour les mineurs isolés, qui du coup sont sous contrôle des passeurs…)
On réclame pour eux un centre d’accueil collectif dans le centre Jules Ferry, qui leur soit réservé, avec des éducateurs sociaux.
Qu’ils aillent à l’école, vivent normalement et puissent avoir une écoute attentive à ce qui leur est proposé…
Après 18 ans, ils pourront choisir entre l’Angleterre, la France et leur pays d’origine.
Hier (2 mars) la question a été posée une nouvelle fois à la préfète.

-  Il faut aussi un centre particulier collectif pour les apatrides du Koweit. Ils veulent garder leur spécificité : leur statut particulier de réfugiés apatrides et il faut qu’ils puissent rester ensemble.

-  Certaines familles ont besoin d’être traitées de façon collective.

RELATIONS OFFICIELLES :
-  Réunions avec la sous préfecture, on y apprend le vendredi la catastrophe du lundi suivant (dégagement de la bande de 100 m, démantèlement de la zone sud).

Faut-il faire la chaise vide ?
Mais c’est l’occasion de dire les choses officiellement (et nous sommes souvent les seuls à les dire).

-  Tous les mercredis réunion avec la préfète, ou le sous préfet ou les deux., avec l’OFII, l’OFPRA, l’AUDASSE, sur les maraudes sociales et les demandes d’asile.
Au moins on avance sur des points importants (demandes d’asile, projets sur les Dublinés, qui auraient 6 mois à l’abri dans un CAO.)
Au ministère du logement, Mme Cosse a affirmé une volonté que tout le monde soit hébergé correctement.

SALAM A TOUJOURS ESSAYE D’ÊTRE HONNÊTE :
-  Ne pas fausser les chiffres,
-  Ne pas signer des textes avec des phrases mensongères.

A DUNKERQUE : la situation est encore pire qu’à Calais.
A Calais : un centre d’accueil de jour, un repas assuré par des professionnels, 160 salariés.
Mais l’Etat ne veut pas de cela sur Dunkerque,

L’installation des cabanes en bois par MSF et la mairie est un grand challenge.
L’hébergement est professionnel, le reste va rester amateur, géré par les bénévoles… La cohabitation ne va pas être facile…

C’est Utopia 56 qui va gérer avec des salariés. Salam DK va devoir y trouver sa place…
L’AFEJI garde la logistique (les douches, les toilettes, les maraudes sur le camp pour expliquer le fonctionnement).
Le Secours Populaire va installer 4 ou 8 grands containers dans le camp, une partie sera pour nous.
C’est important pour notre confort matériel et pour nous assurer une présence reconnue officiellement.

DISCUSSION :
-  Les prétendues avancées sont obtenues par un gouvernement qui vend des armes et qui a signé des accords avec la Grande-Bretagne.
Mais le gouvernement s’est engagé à ce que les CAO soient pérennes et sans coercition,
Quand quelqu’un décide de demander l’asile, il quitte le CAP pour un CADA.

Il reste des places en CAO et au CAP.
On ne peut pas défendre ce bidonville !
Mais avec le démantèlement, on détruit la confiance, la communication…

L’Europe est condamnée à accueillir les migrants, donc dans des structures officielles.

L’OFPRA refuse que ses maraudes soient encadrées par la police.

-  Le CAP : régression humaine ?
Méfiance normale des migrants pour le système de reconnaissance à partir de la main (comme pour les empreintes digitales).
Mais les assos se sont battues et il y a l’eau, des toilettes, du thé et du café…
Certains disent : « Enfin je dors ! »

-  Le sérieux du personnel de la Vie Active…

BILAN FINANCIER :

Un budget de plus de 214 000 euros mais 100 000 euros de don exceptionnel de la Fédération Française de Football.
Bilan positif de 29 094, 83 euros.

Remarque : les dons en kilomètres des bénévoles équivalent à 21 376 euros.

LES DIFFERENTS BILANS ET LE BUDGET PREVISIONNEL sont adoptés à l’unanimité.

ELECTIONS :
Le nouveau bureau est élu avec 6 voix contre, 4 abstentions.

Calais :
Yolaine Bernard,
Djamila Errazi,
Martine Houssouliez,
Françoise Leclercq,
Jean-Claude Lenoir,
Marie-Ange Montoy,
Jeanne Pauwels,

Dunkerque :
Denise Cassignat,
Gillette Gillet,
Françoise Lavoisier,
Claire Millot,
Marie Simar,
Josette Vauché.

La séance se termine avec le pot de l’amitié.

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