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Calais : le camp de loisirs Jules-Ferry pourrait devenir le nouveau centre pour migrants

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Calais : le camp de loisirs Jules-Ferry pourrait devenir le nouveau centre pour migrants

23 août 2014 - La Voix du Nord - Marie Goudeseune

Où pourrait se situer le centre pour migrants d’environ 400 places imaginé par Natacha Bouchart, à condition que l’État en assume la gestion ? L’hypothèse la plus plausible semble celle du centre de loisirs Jules-Ferry derrière la route de Gravelines : il s’agit d’un lieu immense, éloigné des habitations et doté de tous les équipements nécessaires…

Natacha Bouchart a donné plusieurs indices sur le site où pourrait s’implanter le nouveau centre pour migrants (elle ne dévoilera le lieu qu’en début de semaine prochaine). Il se trouve loin des habitations et peut accueillir des centaines de personnes. « Il s’agira d’un sas où les migrants recevront des informations, seront accueillis, hébergés et nourris provisoirement », a expliqué la maire. Il rassemblera des douches, le lieu de distribution des repas, des lits et des bureaux.

L’hypothèse du « camp Jules-Ferry » a déjà été évoquée ici et là, parmi plusieurs autres. Hier encore, imaginant un lieu adéquat pour recevoir 400 exilés, le président de Salam Jean-Claude Lenoir a évoqué ce centre de loisirs. Quels autres lieux peut-on imaginer ? « Des sites désaffectés dans la zone industrielle des Dunes, peut-être, a répondu le militant associatif. On aurait pu penser à l’ancien hôpital, mais ça ne va pas car la promiscuité serait ingérable : les Calaisiens ont droit au calme. » C’est cette même hypothèse du camp Jules-Ferry, qu’ont émise hier nos collègues les plus « calaisiens » de la rédaction. Situé entre la zone industrielle des Dunes et le Fort-Vert à Marck, le centre de loisirs est loin des habitations. Il possède plusieurs bâtiments et reçoit des centaines d’enfants. Bien évidemment, il faudrait imaginer délocaliser les activités de ce centre aéré, qui s’y déroulent à chaque vacance depuis 1965… On a pu retrouver d’ailleurs un article écrit par un de nos confrères cette année-là, et qui décrit les lieux : « C’est la pleine campagne : à portée de fusil, c’est le large marin, c’est la plage et le sable, et au loin, vers l’ouest, il y a le panorama de Calais et du port. (…) Quatre préaux ouverts, deux fermés, au centre quatre longs réfectoires aux larges baies vitrées, les bâtiments étant en U, le bloc des cuisines se trouvant au centre de cet U pour permettre une rapide distribution des plats, chaque extrémité des réfectoires est doté de lavabos, vestiaires et toilettes. » Le lieu paraît, en effet, parfaitement adéquat… Réponse la semaine prochaine.

Avant les municipales, les candidats avaient des projets…

Le problème de la présence de clandestins à Calais a longuement été évoqué lors de la dernière campagne des municipales. Avant le premier tour, lors d’un débat télévisé organisé par Weo, chacun a pu donner son point de vue sur le sujet. Ils mettaient en avant le projet de maison des migrants, imaginé par l’ancien ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Petit retour en arrière avec les déclarations des candidats, un soir de février…

Ancien maire de Calais de 2001 à 2008, le communiste Jacky Hénin approuvait « la proposition de créer une maison des migrants ». Il expliquait qu’au début de son mandat, « je proposais déjà un lieu d’accueil ». De son côté, le socialiste Yann Capet expliquait « qu’on peut imaginer un accueil de jour, faire un lien avec le projet de maison des migrants ». La candidate du Front national Françoise Vernalde estimait quant à elle qu’il fallait « renforcer les contrôles aux frontières. Et le gouvernement peut agir pour cela ». Enfin Alexandre Van Kerkhove, allié à François Dubout (liste divers droite) souhaitait créer « un centre d’hébergement avec une compétence intercommunale. Ce centre pourrait se situer à l’extrémité de Marck, près de Oye-Plage ». Notons aussi que lors de ce même débat, Natacha Bouchart notait être « d’accord pour une maison des migrants, mais pas à Calais ».

Ce sujet fait donc encore parler de lui. Au sein de la nouvelle opposition municipale, Laurent Roussel (Parti de gauche progressiste) et Pascal Marié (Parti de gauche), ont récemment interpellé le maire de Calais. À la fin du mois de juillet, les deux élus proposaient l’ouverture d’un camp pour les réfugiés sur le site de l’ancien hoverport, « pour soulager la population calaisienne et les commerçants souvent sollicités par les migrants pour recharger leur téléphone portable ». Éric Dauchart.

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