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Calais : la mairie peut difficilement empêcher les matchs de migrants à la Citadelle

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Calais : la mairie peut difficilement empêcher les matchs de migrants à la Citadelle

22 septembre 2014 - La Voix du Nord - Marie Goudeseune

La Ville de Calais s’oppose depuis quinze jours à la tenue de matchs de foot avec les migrants à la Citadelle le dimanche. Mais peut-elle vraiment empêcher qu’ils aient lieu ? Pas sûr…

On a voulu savoir, d’abord, si la Ville avait déposé plainte contre les migrants et leurs soutiens, après le match de dimanche. C’est ce qu’avait annoncé l’adjoint à la sécurité Philippe Mignonet. Mais lundi, impossible de joindre l’élu sur le sujet. Le premier adjoint Emmanuel Agius et la maire Natacha Bouchart n’ont pas non plus répondu à nos sollicitations. La police de Calais, jointe ce lundi soir, n’avait en tout cas été saisie d’aucune plainte.

L’autre question consistait à savoir quelle est la réglementation en vigueur sur ce terrain de foot de la Citadelle : un panneau apposé par la Ville il y a quelques jours devant le terrain indique un numéro de téléphone pour avoir plus de renseignements. Il s’agit en fait du service des sports de la municipalité. Lequel, une fois contacté, répond qu’il transmettra la réglementation en vigueur « uniquement si le cabinet de la maire donne son accord ».

Pas de plainte, donc, ni de réglementation pour l’instant. Tout juste sait-on qu’un huissier est à nouveau passé sur les lieux dimanche en compagnie de Philippe Mignonet, pour constater l’occupation du terrain.

« Un problème purement municipal »

D’après le commissaire-adjoint de Calais Michel Soistier, il sera de toute façon compliqué d’évacuer les joueurs : « Pour qu’il s’agisse d’une entrée par effraction, il faut que la porte soit verrouillée, ce qui n’est pas le cas. On se situe davantage face à une occupation illicite, tout en sachant que le caractère sporadique de ces matchs est bien plus compliqué à traiter que l’occupation d’un terrain pendant trois semaines par les gens du voyage, par exemple ! Il faudrait d’ailleurs, pour qu’il y ait recours à la force publique, que le sous-préfet saisi par l’huissier estime qu’une telle intervention est nécessaire. »

Pour le sous-préfet de Calais, on est avant tout, dans cette affaire, « face à un problème purement municipal » . Denis Gaudin est bien entendu « au courant » de la situation, mais il rappelle qu’il a des situations bien plus problématiques à gérer actuellement à Calais, en particulier la présence des migrants près du port. Par ailleurs, dans ce dossier, non seulement il faut une plainte pour agir, « mais une plainte ne peut pas être traitée immédiatement par la police, ajoute Denis Gaudin. Tout cela passe par des procédures en justice et prend du temps. »

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