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Calais, duvet et dentifrice pour les migrants

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Calais, duvet et dentifrice pour les migrants

8 novembre 2011 - La Voix du Nord

Malgré la fermeture du centre de Sangatte et l’éradication de la « jungle », les migrants sont toujours à Calais, errant à la recherche d’un abri provisoire. Impossible de ne pas le voir dans la ville, et pour certains de ne pas s’en émouvoir lorsque l’hiver approche. C’est le cas de bénévoles qui, sous la coordination de Médecins du monde (MDM), ont distribué du matériel de première nécessité. ...

Rassemblés samedi vers 18 h sur le site de distribution des repas, près du port, plus d’une centaine de migrants ont fait la queue pour recevoir aussi un sac marin étanche, offert par MDM. À l’intérieur : une brosse à dent, du dentifrice, une serviette de toilette, un sac de couchage... Un matériel utilisé pour « agrémenter » le quotidien des migrants qui survivent (parfois pendant des années) dans des squats dans l’attente d’arriver sur le sol britannique, pour les plus chanceux. Des occupations illégales réprimandées par les autorités, qui ont ordonné en juin l’évacuation du squat Thélu et mi-octobre celle d’une ancienne usine, où entre 60 et 80 migrants avaient trouvé refuge.
Isolés, donc en danger
« Cette politique répressive a pour conséquence une dispersion qui rend de plus en plus difficile l’accès à l’aide humanitaire pour des populations déjà très vulnérables », accusent les associations signataires d’un document édité à l’occasion de la distribution de samedi. « Les squats sont aussi une manière pour les migrants de recréer un semblant de vie en communauté, insiste le vice-président de l’association SALAM, Jean-Claude Lenoir. Dispersés, certains sont isolés, et donc en grand danger . » Le soir, en hiver, les migrants ont la possibilité de dormir dans un ancien gymnase de dockers près du port. Mais « ils ont peur d’y aller car la police les y attend à la sortie », raconte cette bénévole. Voilà comment beaucoup préféreraient la rue aux alternatives plus officielles. Une « situation hypocrite » qui entraînerait une précarité non négligeable : ils seraient près de 150 migrants dans le Calaisis à vivre sans toit. Face à cela, près de 250 bénévoles et salariés d’associations s’activent toute l’année pour fournir aux migrants leur ration quotidienne de nourriture.

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