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BULGARIE | Les conséquences du Printemps Arabe

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BULGARIE | Les conséquences du Printemps Arabe

18 octobre 2011 - Journal Europa - Alice Toussaint

Le Printemps Arabe et les problèmes de l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie dans Schengen semblent deux phénomènes totalement séparés. Ils sont pourtant beaucoup plus proches qu’on ne le pense.

Le Printemps Arabe a apporté une vague de terreur chez tous les états membres de l’Espace Schengen. Avec les guerres civiles qui sévissent dans ces pays, une forte migration est inévitable, mais une fois la frontière externe passée, les migrants ne trouvent plus aucun obstacle et peuvent circuler librement dans toute la zone. Ajoutés au problème des Roms, ces deux soucis ont amené les pays européens à réagir. En mai 2010, la Commission Européenne a proposé de rétablir les frontières internes. Les états membres de l’Union Européenne n’ont pas suivi cette proposition, mais ils ont abordé l’idée d’un renforcement des douanes.

Mais, pour que cette décision soit validée, il faut un accord communautaire. Dans cet esprit, la Commission Européenne a organisé une réunion pour clarifier le sujet. À la veille de cette réunion, le Danemark a surpris tout le monde en faisant son choix tout seul. Le Ministre Danois Claus Hjort Frederiksen explique que son gouvernement a décidé de réintroduire les contrôles douaniers à leurs frontières, en particulier celles qu’ils partagent avec l’Allemagne et avec la Suède. C’est le parti d’extrême droite du pays, le PPD, qui a suggéré cette idée afin de lutter contre l’immigration illégale et les crimes organisés.

L’exemple du Danemark illustre parfaitement la façon dont tous les partis d’extrême droite de l’Union Européenne peuvent utiliser les événements actuels pour poursuivre leurs objectifs et renforcer leurs influences auprès de la population. Heureusement, parfois les choses changent ! Les récentes élections au Danemark ont amené un nouveau gouvernement au pouvoir. Dès sa mise en fonction, il a supprimé les contrôles aux frontières. Une bonne chose pour Schengen.

En regard de ces faits, il semble évident que tous ces problèmes ont un lien direct avec la Roumanie et la Bulgarie. D’un point de vue pratique, ces pays sont prêts à entrer dans l’Espace Schengen. Mais, encore une fois, c’est la peur qui dicte les réactions des décideurs européens. Ils ont peur que, une fois entrées dans Schengen, les routes de migrations passant par la Grèce changent pour la Bulgarie et la Roumanie. Cependant, une chose est sûre : Ce n’est pas en fermant les frontières et en laissant le problème de l’autre côté de la ligne que l’Europe va résoudre son problème d’immigration.

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