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200 migrants à Téteghem, le maire craint une « nouvelle jungle »

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200 migrants à Téteghem, le maire craint une « nouvelle jungle »

17 novembre 2010 - Nord Littoral

Le maire de Téteghem (Nord), Franck Dhersin, a demandé mardi l’aide des pouvoirs publics face à l’afflux de migrants sur sa commune qui lui fait craindre la formation d’une « nouvelle jungle », un an après la destruction très médiatisée du campement de clandestins à Calais.

M. Dhersin (UMP) affirme avoir alerté la communauté urbaine de Dunkerque, la préfecture du Nord et le ministère de l’Intérieur. Il devait être reçu mercredi par le préfet du Nord.
« On approche les 200 migrants. Tant que nous en comptions une trentaine, nous pouvions gérer, leur fournir de l’eau, les douches, du bois pour se chauffer.
Aujourd’hui c’est impossible », a-t-il indiqué à l’AFP.
« C’est une nouvelle "jungle" qui se constitue, avec les problèmes d’hygiène et de salubrité qui en découlent. Et depuis une quinzaine de jours, comme les arrivées de multiplient, on a des problèmes avec des passeurs », a-t-il ajouté.
Au cours des deux dernières semaines, deux migrants, un Afghan et un Vietnamien, ont été grièvement blessés par balle et par arme blanche, selon les associations d’aide aux sans-papiers.
Le campement de sans-papiers de Téteghem, commune de l’agglomération dunkerquoise, abrite des migrants afghans, kurdes, iraniens, érythréens et vietnamiens.
Il est l’un des derniers connus sur le littoral depuis le démantèlement en septembre 2009 de la « jungle » de Calais et des autres campements environnants, en particulier celui de Loon-Plage en septembre 2010.
Avant ces opérations lancées sur instruction du ministre de l’Immigration de l’époque, Eric Besson, jusqu’à 1 500 migrants attendant de passer clandestinement en Angleterre avaient été recensés dans le Nord-Pas-de-Calais.
Plusieurs centaines d’entre eux vivaient dans la « jungle », principal campement d’étrangers en situation irrégulière en France, détruit par les bulldozers le 22 septembre 2009. Ils n’étaient plus que 500 un an après, selon les associations.

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